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14 avril 2008 1 14 /04 /avril /2008 22:25

Un poème particulier.

 

Une charogne.

 

Rappelez-vous l'objet que nous vîmes, mon âme,
Ce beau matin d'été si doux:
Au détour d'un sentier une charogne infâme
Sur un lit semé de cailloux,

 

Le ventre en l'air, comme une femme lubrique,
Brûlante et suant les poisons,
Ouvrait d'une façon nonchalante et cynique
Son ventre plein d'exhalaisons.

 

Le soleil rayonnait sur cette pourriture,
Comme afin de la cuire à point,
Et de rendre au centuple à la grande Nature
Tout ce qu'ensemble elle avait joint;

 

Et le ciel regardait la carcasse superbe
Comme une fleur s'épanouir.
La puanteur était si forte, que sur l'herbe
Vous crûtes vous évanouir.

 

Les mouches bourdonnaient sur ce ventre putride,
D'où sortaient de noirs bataillons
De larves, qui coulaient comme un épais liquide
Le long de ces vivants haillons.

 

Tout cela descendait, montait comme une vague
Ou s'élançait en pétillant
On eût dit que le corps, enflé d'un souffle vague,
Vivait en se multipliant.

 

Et ce monde rendait une étrange musique,
Comme l'eau courante et le vent,
Ou le grain qu'un vanneur d'un mouvement rythmique
Agite et tourne dans son van.

 

Les formes s'effaçaient et n'étaient plus qu'un rêve,
Une ébauche lente à venir
Sur la toile oubliée, et que l'artiste achève
Seulement par le souvenir.

 

Derrière les rochers une chienne inquiète
Nous regardait d'un œil fâché,
Epiant le moment de reprendre au squelette
Le morceau qu'elle avait lâché.

 

- Et pourtant vous serez semblable à cette ordure,
A cette horrible infection,
Etoile de mes yeux, soleil de ma nature,
Vous, mon ange et ma passion!

 

Oui! telle vous serez, ô la reine des grâces,
Apres les derniers sacrements,
Quand vous irez, sous l'herbe et les floraisons grasses,
Moisir parmi les ossements.

 

Alors, ô ma beauté! dites à la vermine
Qui vous mangera de baisers,
Que j'ai gardé la forme et l'essence divine
De mes amours décomposés!

 

                          Les Fleurs du mal, Charles Baudelaire

 

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24 mai 2007 4 24 /05 /mai /2007 18:50

LE LIVRE DES MORTS.

 

Au Moyen Empire, il était de coutume d'écrire sur le cercueil les textes funéraires qui étaient utiles au mort. Plus tard, depuis le début du Nouvel Empire, on déposait un papyrus pour le mort dans la tombe ou on l'insérait dans les bandelettes de la momie. Cet ensemble de formules et d'illustrations, fut appelé "Livre des Morts", et devint le document indispensable du défunt qui voulait "sortir au jour".

 

L'appellation « livre » prête à confusion, de même que la division en « chapitres» qui n'a été établie qu'au siècle dernier. Il s'agit, en réalité, d'un ensemble décousu de textes plus ou moins longs (6,5m de long sur 0,30 de large pour celui d'Ani) mais pourvus de titres. Il n'y a pas une suite bien établie pour la transmission des formules: les manuscrits du Livre des Morts qui nous sont parvenus ont des textes de longueurs très variables.

 

Certaines formules ont tant de succès qu'elles appartiennent obligatoirement au répertoire d'un manuscrit, d'autres viennent s'y ajouter et forment un tel ensemble qu'elles sont perçues comme une unité. Certains textes du Livre des Morts faisaient déjà partie des anciens Textes des Cercueils même si beaucoup d'éléments avaient changé, spécialement après le Nouvel Empire. Dans ces textes, il y a certainement beaucoup de sources d'erreurs, par le fait de la copie mais une grande part des changements dans les textes, en particulier dans le Livre des Morts, était voulue. Cela répondait à de nouvelles interprétations, à une autre compréhension, à de nouvelles questions. Cela se marque aussi souvent dans les titres des formules. Parfois, une contradiction apparaît entre le nouveau titre et le contenu de la formule. Les vignettes qui accompagnent les textes et qui commentent de façon imagée le texte ou le chapitre sont une innovation de cette époque.

 

L'ensemble de formules du Livre des Morts révèle une vision riche et variée de l'au-delà. « Sortir au jour » est un souhait souvent formulé par le défunt. Il peut être non seulement un titre caractéristique de quelques formules du Livre des Morts, mais aussi celui utilisé pour l'ensemble. Dans un cas, ce souhait est complété par une addition: « Formule pour sortir au jour et pour vivre après la mort ». Le défunt aimerait avoir sa tombe ouverte, aimerait bouger, pouvoir remonter, se régénérer. C'est déjà connu par les Textes des Cercueils. Dans ce contexte, le scarabée et le lotus sont aussi cités à côté d'autres déjà connus. L'idée du Ba en mouvement était un souhait régulier depuis les Textes des Cercueils, comme nous l'avons déjà mentionné.

 

De même, le Livre des Morts propose un matériel essentiel dont le Ka et l'ombre font partie. Pour celle-ci en tant que partie essentielle de l'individu, on demande le mouvement aussi par des prières à côté du Ba. Le nom joue aussi un rôle important ici; on voudrait s'en souvenir dans l'autre monde. Tout un ensemble de formules traite des soins à donner au mort si le cœur lui est enlevé, ce qui doit être évité si l'on veut une vie dans l'au-delà.

 

Pour écarter les dangers dans le monde souterrain, on utilise volontiers la magie. Toute une liste de formules doit, au besoin, assurer la défense par la magie. Des formules contre un crocodile ou contre des serpents jouent un rôle. Si l'on est obligé de séjourner dans les régions souterraines, on souhaite que ce soit au moins près d'Osiris. Cela peut être réalisé à Rosétaou. Là règne Osiris et il procure au défunt justifié tout ce qui est positif. C'est pourquoi le souhait du défunt est: « Fais-moi ouvrir le monde souterrain; ainsi j'entrerai dans Rosétaou et je franchirai les portes secrètes de l'Ouest. Alors, je recevrai un gâteau, une cruche de bière et un pain comme ces justifiés qui entrent et sortent à Rosétaou ». Dans cet ensemble de souhaits, on trouve aussi la « Formule pour entrer à Abydos et être dans la suite d'Osiris », là où la destinée du dieu se répète sous forme de drame, et le fait d'avoir été là est sanctionné par ce constat satisfaisant:
« J'ai été jugé et innocenté; j'ai puissance sur mes ennemis; les actes qu'ils avaient commis contre moi sont passés. Ma force est ma protection. Je suis le fils d'Osiris. Mon père a protégé son corps contre ses ennemis ».
Voilà le monde de l'au-delà selon le Livre des Morts. Il est à peine encore question de l'ancien souhait de séjourner au ciel. La participation à la course du soleil pour rajeunir apparaît cependant encore ici:

 

« Je suis dans la barque et je dirige l'eau. Je suis dans la barque et je conduis le dieu », déclare le mort satisfait. Le thème de beaucoup de formules du Livre des Morts est de naviguer dans la barque et écarter d'elle les dangers, «afin d'éviter le banc de sable d'Apophis ». Nous devons encore parler du jugement du mort, un acte très important dans l'au-delà et qui ne s'exprime pas seulement ici.

 

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24 mai 2007 4 24 /05 /mai /2007 18:43

ISIS

 

Déesse égyptienne dont le nom signifie "trône". Fille de Geb et Nout selon la généalogie Héliopolitainne. Sœur et femme d'Osiris. Mère d'Horus. Elle a été dépeinte dans la forme humaine, couronnée ou bien par un trône ou bien par des cornes de vache incluant un disque de soleil. Un vautour était aussi parfois incorporé en sa couronne. Elle est parfois dépeinte comme un cerf-volant au-dessus du corps momifié d'Osiris.
Comme personnification du trône, elle était une source importante du pouvoir du pharaon. Son culte était populaire partout dans l'Egypte, mais les sanctuaires les plus importants étaient à Giza et à Behbeit El-Hagar dans le delta du Nil.
Isis plus tard eut un culte important dans le monde Gréco-romain, avec des sanctuaires à Délos et Pompéi. Son épithète latine était Stella Maris, ou "l'étoile de la mer".

 

Isis, comme la mère d'Horus, était par l'extension considérée comme la mère et protectrice des pharaons. Le rapport entre Isis et Horus devrait aussi influencer la conception Chrétienne du rapport entre Marie et l'enfant en bas âge Jésus Christ. La description de la tenue assise ou l'allaitement l'enfant Horus est peut-

 

LEGENDE
Isis a retrouvé et a rassemblé le corps d'Osiris après son meurtre et démembrement par Seth. Dans ce rapport elle a pris le rôle d'une déesse des morts et de rites d'obsèques. Isis s'est imprégné du cadavre et a par la suite donné naissance à Horus. Elle a enfanté dans le secret à Khemmis dans le delta du Nil et a caché l'enfant dans les marais de papyrus. Horus plus tard a défait Seth et est devenu le premier dirigeant d'une Egypte unie être à l'origine de l'iconographie de Marie et Jésus.

 

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24 mai 2007 4 24 /05 /mai /2007 18:36

ANUBIS.

 

Dieu égyptien des morts, il est représenté par un chacal noir ou chien, ou comme un homme à tête de chien ou chacal.
Il serait le fils d'Osiris et d'Isis ou plutôt de sa sœur Nephtys qui se serait fait passer pour Isis.
ATTRIBUTIONS
Après la première période de l'Ancien Empire, il a été remplacé par Osiris comme le dieu des morts, et relégué à un rôle de soutien comme dieu du culte des obsèques et du soin des morts. Dans son rôle de psychopompe il est mentionné comme "le conducteur d'âmes". La couleur noire représente la couleur de cadavres après qu'ils aient subi le processus d'embaumement.

 

Dans le Livre des Morts, il préside la pesée du cœur (psychostasie) du défunt dans la chambre des Deux Vérités.
Les grecs plus tard l'ont identifié avec leur dieu Hermès, aboutissant à la déité composée d'Hermanubis.

 

CULTE
Son sanctuaire principal était situé dans la nécropole à Memphis. Anubis a aussi connu comme Khenty-Imentiu - "le chef des habitants de l'ouest" - référence à la croyance égyptienne qui situait le royaume des morts à l'ouest, terre où le soleil couchant disparaissait pour la nuit. Il a bénéficié d’un culte autant royal que populaire.

 

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24 mai 2007 4 24 /05 /mai /2007 18:26

MYTHOLOGIE EGYPTIENNE

 

Pour les Anciens, l'Egypte sera essentiellement taoui — «le double pays » —, et cette dualité de nature (entre la Haute-Egypte , vallée encaissée entre deux déserts, et la Basse-Egypte , plaine alluviale coïncidant avec le delta du Nil) comme cette double attirance (vers l'Afrique d'une part, vers l'Asie et la future Europe d'autre part) marqueront tous les éléments et les faits de la vie politique, économique, humaine de ce pays prédestiné. Un contraste de couleurs renforce, d'est en ouest, une autre dualité, entre Kemet « la noire » (la vallée fertile au limon sombre) et Deshret « la rouge » (la région stérile des déserts aux sables rutilants sous le soleil). La civilisation égyptienne prend ses racines dans la nuit des temps, il y a plus de six mille ans. La religion, basée sur le polythéisme, guidait chaque aspect de vie égyptienne.

 

L'Egypte était le domaine de quelques 2000 dieux et déesses. qui paraissent être, pour la plupart, les héritiers des totems de clans primitifs, et le souvenir de cette origine explique les formes très variées hommes, animaux, plantes, objets inanimés même, sous lesquelles ils ont été adorés, à toutes les époques, dans les nomes qui avaient succédé aux clans. Il explique aussi, peut-être, pourquoi le plus grand nombre d'entre eux étaient plutôt des sortes de génies locaux demeurés comme tels, très proches de l'homme : on voyait en eux des êtres plus forts et plus intelligents, mais qui étaient soumis cependant à tous les besoins, à toutes les passions et à toutes les misères de l'humanité. Ils pouvaient même mourir, mais ressusciter ensuite par la puissance de la magie très présente.

 

Leur existence était d'ailleurs conçue à l'image de celle de la famille humaine. Ils formaient ce qu'on appelle une triade comme par exemple celle de Thèbes qui regroupait Amon, Mout et Khonsou.

 

Il est difficile de classer les dieux égyptiens de façon très précises car les croyances religieuses sont complexes Elles ont évoluées au cours du temps et dépendent aussi de la localisation géographique. Certains, comme Amon, étaient adorés dans le pays tout entier, tandis que d'autres n'étaient connus que très localement.
Il faut considérer l'extrême longévité de ces cultes qui commencèrent il y a 5000 ans et qui ne s'achevèrent qu'au VI siècle de notre ère quand Justinien les interdit en 550 avec la fermeture du temple d'Isis à Philae.

 

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24 mai 2007 4 24 /05 /mai /2007 18:07

MYTHOLOGIE AZTEQUE

Le terme "mythologie", chargé de connotations d'un point de vue religieux occidental, n'est pas très adapté au système méso-américain, qui reposait sur le naturalisme religieux. Comme tous les peuples, les anciens Américains se sentaient obligés d'expliquer les phénomènes importants qui se produisaient dans leur environnement, à commencer par leurs origines et leur place dans l'univers. Ils inventèrent des récits de leur cosmos pour les aider à déterminer ce qui était important.

Ces croyances formèrent la trame de leur religion. Pour les anciens peuples de Méso-Amérique, ces récits que nous considérons comme des "mythes" avaient la même fonction que la science et/ou la religion chrétienne dans la société occidentale d'aujourd'hui, et que toute religion ou tout système de croyances dans n'importe quelle partie du monde: ils donnaient à la vie une structure conceptuelle permettant de comprendre les mystères de l'univers.
Vous n'oublierez pas de lire la légende de la création des divers soleils et de celle de Yappan.

Personne ne sait exactement combien de dieux adoraient les Aztèques, peuple très religieux, qui s'établit à Tenochtitlan dans l'actuelle zone de Mexico. Outre leurs propres dieux, les Aztèques adoptèrent toutes les divinités des peuples conquis. Pour certains phénomènes, il existait plusieurs dieux similaires dont les attributions nous sont encore très mal connues. Ces dieux, innombrables, monstrueux dans leur représentation, grands amateurs de sang, heurtèrent la sensibilité et la foi des Conquistadores qui s'acharnèrent à détruire, et à brûler toute trace du passé précolombien. A lui seul l'archevêque Juan de Zumarraga fit brûler ou détruire des dizaines de milliers d'œuvres d'art et de précieux Codex.

La religion pénétrait quasiment dans chaque aspect de la vie méso-américaine, et la cosmologie était indissociable des concepts religieux. Dès l'époque primitive, les thèmes religieux acquirent une grande importance, le symbolisme rituel se manifestant à travers l'art et l'architecture. Les premières expressions physiques de pratiques religieuses apparurent chez les Olmèques du centre-sud de la côte du Golfe, puis peu après dans le centre et le sud des terres montagneuses. Il y avait des centres de cérémonie à l'architecture élaborée, toutes sortes de figurines et de symboles sur poterie, et des stèles de pierre gravées. On ne connaît pas précisément la nature du culte pratiqué dans ces premières enceintes cérémonielles, mais on y a identifié de nombreuses divinités.

La religion méso-américaine se décompose en plusieurs thèmes, exposés en détail dans les doubles pages et les entrées alphabétiques de cette section. Citons notamment le concept de dualité; la mort et l'au-delà; un panthéon de dieux et de déesses présentant des caractères, des fonctions et des manifestations différents selon les occasions ; les sacrifices (animaux, humains et auto-immolations); le caractère cyclique du temps; et le développement des épisodes de la création.

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23 mai 2007 3 23 /05 /mai /2007 14:18

LOUP-GAROU.

 

Les loups-garous dans le vaudou ressemblent à des vampires. Le loup-garou vaudou ne peut être qu'une femme. Elle devient loup-garou par punition d'un loa petro surtout Ogou-jé Rouge ou alors à cause d'effets secondaires d'un objet maudit utilisé en toute connaissance de cause et finalement en participant à des sabbats avec d'autres loups-garous. Avant la transformation, la femme enlève sa peau et la met au frais de peur qu'elle racornisse, puis elle entame la danse du vol. Des ailes lui poussent dans le dos et des flammes s'échappent des aisselles puis elle s'envole dans les airs en laissant une traînée lumineuse comme les comètes. Le loup-garou se nourrit du sang des bébés donné avec l'accord de la mère. Cet accord est obtenu par la ruse au petit matin quand la mère est encore à moitié endormie ou par les rêves. Une fois que la mère accepte, le loup-garou se transforme en cancrelat et boit le sang de l'enfant. Un fois l'enfant mort le loup-garou le déterre et le mange avec ses congénères. Pour se protéger du loup-garou il faut "gâter" le sang de l'enfant en lui faisant manger des cancrelats et autres mixtures infectes, ceci devant protéger l'enfant.

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23 mai 2007 3 23 /05 /mai /2007 13:06

MYTHOLOGIE DU VAUDOU

 

Le Vaudou (aussi écrit : vodû, voodoo, voodum, vôdoom, vudû) remonte au XVI ième siècle lors de la déportation d'esclaves africains dans les caraïbes. C'est encore une religion très vivante d'origine Ouest et Centrafricaine (Fon/Yorouba/Congo) et développée dans les Caraïbes, ayant syncrétisé des éléments du Vodun, de la chrétienté. Appelée vaudou en Haïti et voodoo à la Nouvelle-Orléans , son nom devient Santéria, Lukumi ou Regla de Ocha à Cuba, Candomblé ou Umbanda au Brésil.
L'originalité du Vaudou réside dans le mélange des rites africains et des pratiques chrétiennes.

 

Cérémonie vaudou par Metellus Bekens

 

Le temple Vaudou se compose de deux parties:
- Le houmfort qui est une petite pièce carrée dans laquelle est dressé l'autel des dieux
- le péristyle qui est une sorte de tonnelle où se déroulent les cérémonies. Au centre se trouve un poteau ou mitan qui assure la communication entre le ciel où demeure le Maître inaccessible et le monde terrestre.
Les cérémonies se divisent en différents rites dont les deux principaux sont:
- Le rite Rads qui est un rite d'initiation et d'hommages au " loa "
- le rite Petro qui possède un caractère purement magique. Le culte des morts est essentiel dans le Vaudou. Parmi les êtres surnaturels à recevoir un culte, mes morts viennent immédiatement après les loa. Les défunts sont protégés avec attention par les vivants afin d'éviter que des sorciers maléfiques (les bokos) ne les transforment en Zombies afin de les faire travailler à leur profit. Ainsi les tombes sont constituées de solides blocs de pierres ou de briques et de ciment, sur lesquels veille l'effigie du Baron Samedi. Les morts sont ainsi vénérés mais également craints. Ainsi en quittant la maison, l'on fait faire plusieurs tours sur lui-même au cercueil avant de se rendre au cimetière, ce afin que l'esprit du défunt ne retrouve le chemin de la maison (et ne vienne importuner les vivants).

 

De nombreuses superstitions complètent également la vie quotidienne des adeptes.
Les hougans (prêtre mais également sorciers et guérisseurs) et les mambos (prêtresses) se disent descendants directs des différentes divinités. Ils confectionnent des ouangans (des charmes) de différents types: " ouangas-envoûtement ", " ouangas-mort ", " ouangas-amours "...
Les talismans ont également une grande importance. En particulier les paquets-Congo composés d'épices, de terre (prélevée dans une église, dans un carrefour, dans un bois et dans un cimetière), de poudre à canon et de poudre de corne de taureau. Ces éléments sont ficelés dans une enveloppe en satin de couleur vive surmontée de plumes et garnie de verroteries, et sont destinés à différentes thérapeutiques car consacrés selon le rite Petro ils sont censés guérir tous les maux.

 

Le prêtre ou la prêtresse se nomme Houngan et Mamboou. Ils sont les chefs d'une confrérie ou d'une secte autonome. Il n'y a pas de hiérarchie à proprement parler. Les grades n'existent que pour prouver leur degré d'initiation. Un houngan n'a de pouvoir que sur ceux qui se placent volontairement à son service et des servant(e)s des esprits de son sanctuaire. Un prêtre peut être n'importe qui, depuis la paysanne ignorante qui a construit un autel pour les esprits des voisins, jusqu'au houngan cultivé qui habite la ville.

 

 

 

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21 mai 2007 1 21 /05 /mai /2007 18:49

L'AU-DELA

 

Les récits classiques des livres des morts égyptiens, le mythe d'Er le Pamphylien de Platon et le Songe de Scipion de Cicéron qui décrivent l'autre monde, sont moins utiles aux écrivains fantastiques que les expériences des spirites et des occultistes.

Hell dance d'après David Hudnut

 

Les Anglo-Saxons, qui se passionnent sur ce sujet (Conan Doyle, Algernon Blackwood, Montague Rhodes James, James O'Brien, Poe, Hawthorne, Lovecraft) ont dépeint avec une pétulante horreur les ténèbres où les fantômes ont établi leur résidence. A l'opposé se situe le monde souterrain, le monde des cristaux du feu, des forces telluriques (Hoffmann, Tieck, Novalis, Wagner).

 

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21 mai 2007 1 21 /05 /mai /2007 18:46

CONTES.

 

L'homme a toujours aimé les récits merveilleux et extraordinaires; parallèlement aux contes héroïque (épopées), se propagèrent les récits empruntés aux événements de la vie réelle, mais colorés de merveilleux ou chargés d'intentions satiriques.

 

Les contes populaires eurent beaucoup de vogue chez les Grecs et les Romains comme en témoiguent les aventures merveilleuses d'Ulysse dans l'Odyssée, l'anneau de Gygès, Le conte gracieux de Cupidon et Psyché, les transformations de l'Ane dans l'Ane de Lucien et dans l'Ane d'or d'Apulée. Les anciens avaient encore une foule d'autres récits fabuleux peuplés de spectres et de fantômes, tels que Lamia, la Gorgone , Gella, la Voleuse d'enfants, etc.

 

L'Orient est la patrie de ces contes pleins d'aventures extraordinaires, où le merveilleux joue le principal rôle, et dont les plus célèbres sont les Mille et une Nuits. Les contes orientaux furent popularisés au moyen âge par les traductions latines du Pantchatantra, de l'Hitopadesa de Sindabad (Historia septem sapientium), le Dolopathos; les Gesta Romanorum, les Historiae latinae, singuliers ouvrages dans lesquels sont mêlées naïvement l'histoire et la fable.

 

Les mêmes inventions populaires ont spontanément inspiré nos fabliaux, contes vifs, joyeux, égrillards, qu'imitèrent plus tard les Italiens.

 

Boccace était le fils d'une parisienne, et c'est en France qu'il prit un grand nombre des épisodes de son Décaméron. Avant lui, Poggio-Bracciolini (le Pogge), dans ses Facéties, écrites en latin, avait aussi puisé à la même source.
Après Boccace, les conteurs italiens sont légion;
c'est Sacchetti et ses Nouvelles; Cornazzani et ses Proverbes en facéties (XVe siècle);
Bandello, dont le recueil est encore plus considérable que celui de :

 

Boccace;
Firenzuola;
Giraldi (Cinthio), les Hecatomitti;
Parabosco, i Diporti;
Grazzini (Il Lasca), le cene;
Strapparola, les Facétieuses Nuits;
Cinthio delli Fabrizzi, Origine des proverbes vulgaires;
Masuccio, il Novellino; etc.

 

Le burlesque Batacchi et Casti (Nouvelles galantes), terminent, au XVIIe siècle, cette longue série de conteurs qui se sont très souvent imités les uns les autres.

 

En Angleterre, il faut citer surtout Chaucer et ses Contes de Cantorbéry, qui doivent beaucoup aux fabliaux français et à Boccace.
Après lui viennent Gower, Lydgate, Dryden, Prior, Hawkesworth, Dickens avec ses Contes de Noël, Rudyard Kipling avec le Livre de la Jungle, Stevenson.

 

En Allemagne, Hans Sachs est un des premiers qui aient écrit des contes; Burkard Waldis, au XVe siècle, a inséré dans son Recueil de poésies des contes libres inspirés de Boccace. Hagedorn, Gellert, Zacharia, Nicolay, Pleffel, Langbein, Schubart, La Motte-Fouqué , Clément Brentano, Wieland et Auguste Lafontaine méritent également d'être cités; mais il faut surtout mentionner Hoffmann et ses Contes fantastiques; Tieck et ses Contes fantaisistes; plus tard, Schmid et Sacher Masoch avec ses Contes juifs et petits-russiens (1879).

 

L'Espagne, moins féconde en conteurs que l'Italie, eut cependant, dès le XIIe siècle, la Disciplina clericalis, de Pierre Alphonse, pleine d'imitations des livres orientaux; puis le Comte Lucanor, de Juan Manuel, l'archiprêtre de Hita, et quelques autres.
Au XVIe siècle, Cervantes écrit ses Navelas ejemplares.
Au XIXe siècle, il n'y a guère à mentionner qu'Antonio Trueba et ses Contes couleur de rose. Tôppler en Suisse, Tourguenev, Pouchkine et Gorki en Russie: Andersen au Danemark, Selma Lagerlöf en Scandinavie, Edgar Poe et Mark Twain en Amérique sont aussi d'excellents conteurs.

 

En France, les conteurs se succèdent sans interruption. Après les fabliaux du XIIe au XVe siècle viennent les Cent nouvelles Nouvelles, écrites par les familiers du roi Louis XI;
les Serées, de Guillaume Bouchet;
les Récréations et Joyeux Devis, de Bonaventure Despériers;
l'Heptaméron, de Marguerite de Navarre;
les Contes d'Eutrapel, de Noël Du Fail :
les Contes du monde adventureux, d'A. de Saint-Denis;
le Moyen de parvenir, de Béroalde de Verville.

 

Au XVIIe siècle paraissent les Contes d'Ouville, les Contes de Perrault, les Contes de fées de Mme d'Aulnoy; les Contes de La Fontaine , imités des fabliaux et de Boccace, rattachent les conteurs du moyen âge à ceux du XVIIIe siècle: Voltaire, Piron, Grécourt, Hamilton, Crébillon le fils, Marmontel, Voisenon.

 

Durant la première moitié du XIXe siècle, le conte semble abandonné pour le roman; notons cependant Charles Nodier l'auteur de la Fée aux miettes, des Contes de la veillée, des Contes fantastiques;
A. de Musset; Balzac et ses Contes drolatiques, écrits dans la langue de Rabelais; Chevigné et ses Contes rémois, imités de La Fontaine.
Plus tard se sont révélés une foule de conteurs excellents: G. Flaubert, Alphonse Daudet, P. Arène, Villiers de l'Isle-Adam, Jules Lemaître, Anatole France, Armand Silvestre, G. de Maupassant, Erckmann- Chatrian, Marcel Schwob, P. Louÿs, P. Mille, Duvernoie, et, dans le conte humoristique, Alphonse Allais et Courteline, etc.

 

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