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6 décembre 2007 4 06 /12 /décembre /2007 14:11

Le saut de la jeune fille
Un beau jour, une jolie jeune fille pauvre fut envoyée par sa mère ramasser du bois dans la forêt.

 

Alors qu'elle avait presque fini, elle entendit le cri d'un geai, signe de danger. Elle leva les yeux effrayée et vit derrière elle le bailli qui la menaça de ne la laisser sortir du bois qu'après qu'elle l'eut embrassé et fut devenue sa fiancée. Par peur du bailli, la jeune fille s'enfuit et courut à travers l'épaisse forêt, poursuivie par le bailli.

 

Mais dans les fourrés, elle perdit le sens de l'orientation et se retrouva soudain au bord d'une haute falaise. Le bailli derrière elle et le précipice devant, la jeune fille leva les mains vers le ciel et s'écria :

 

" Marie, Sainte mère de Dieu, viens à mon secours! ", puis sauta dans le vide. Comme par miracle, la jeune fille se retrouva indemne au pied de la falaise. A l'endroit où elle s'agenouilla pour remercier la mère du Seigneur jaillit une source.

 

Depuis, on appelle le rocher qui surplombe la vallée " le saut de la jeune fille ".

La table du diable
Il y a bien longtemps, un sinistre personnage traversa la vallée de Kaltenbach par une nuit sans lune. Tandis qu'il escaladait la montagne en cherchant une place où se reposer, son regard brûlait de hâte et d'impatience.

 

Pourtant il ne trouvait nulle part un endroit engageant où il puisse s'installer, une pierre sur laquelle s'asseoir et une table pour son repas. Finalement, il saisit deux rochers avec une force colossale et les posa l'un sur l'autre pour en faire une table.

 

Après s'être repu et avoir repris des forces, il continua son chemin dans la nuit en laissant la table en place. Le lendemain matin, les gens de la vallée virent la table gigantesque et racontèrent avec épouvante que le diable était venu et avait mangé là.

 

Pourtant l'un d'entre eux ne les crut pas et se moqua d'eux. Il dit vouloir monter jusqu'à la table de pierre la nuit suivante pour y manger avec le diable.

 

En dépit de toutes les mises en garde, il se mit en route peu avant minuit. Lorsque minuit sonna au clocher de l'église, un vent puissant se leva soudain et dans les mugissements de la tempête, les villageois qui tendaient l'oreille avec terreur, entendirent un horrible cri de mort qui leur fit froid dans le dos. On ne revit plus jamais l'incrédule.

Le petit homme de la Chapelle St André

 

Un jour, vers l'an 1230, le Maître architecte Erwin de Steimbach, inspectait les travaux de la Cathédrale de Strasbourg. Il aperçut un petit homme qui observait le pilier des anges en ricanant et en hochant la tête et les épaules avec dédain. Intrigué par son comportement étrange, Maître Erwin lui en demanda la cause. Le petit homme répondit avec cette voix railleuse des gens qui critiquent :
" Certes, ce pilier est magnifique et les anges finement ciselés; Mais je crains fort que ce pilier ne supportera jamais le poids de la voûte. Il s'écroulera, je vous le dis, causant un drame de plus pour cet édifice souvent frappé par le malheur. Bien fol qui la conçu ! J'attends le jour de sa chute !"
L'architecte scrutant du regard le haut et splendide pilier, dit au petit bonhomme:
" Suivez-moi jusqu'à la loge des tailleurs de pierre, monsieur." Confiant le petit homme orgueilleux à l'un des ces sculpteurs il lui ordonna:" Sculptez -le, le nez en l'air, dans la position de quelqu'un qui attend." Le Tailleur de pierre choisit un bloc, dit au malingre de ne pas bouger et fixa les traits du quidam sur la pierre à grand coup de marteau. Peu de temps après la sculpture de grès fut fixée au-dessus de la porte de la chapelle St. André. Maître Erwin fit ensuite venir le petit bonhomme qui fut très surpris et flatté de ce voir sculpté en cet endroit et lui dit :
"Vous resterez là, et ne bougerez pas, Monsieur ! Vous allez attendre là, figé à la balustrade pour l'éternité ! "
Ce petit bonhomme est toujours à la même place, appuyé à la balustrade de la chapelle St. André. Cela fait maintenant sept siècles qu'il attend la chute du pilier.

 

La massue des armoiries de Colmar

 

A l'ère mythologique, Hercule franchit les plus hauts sommets des Vosges, avec un troupeau de mouton, par la route déjà suivie par Bacchus au temps ou il avait enseigné à nos anciens l'art de planter la vigne. Hercule descendit la vallée du Rhin jusqu'à Horbourg, il y arriva un soir et voulut se reposer des fatigues de la route. Il reprit des forces en avalant quelques coupes des meilleurs vins de la régions, déjà très prisés à l'époque.

 

Mais notre héros si fort trouva dans ces vins plus herculéen que lui, et il s'assoupit. Dès son éveille, il se leva pour tâcher de rattraper le temps perdu, mais il ne parvint pas à rejoindre Bâle, but de sa journée.

 

Dans son empressement, il avait omis d'emporter sa massue, instrument de toutes ses prouesses. Cette massue conservée comme témoin du passage d'Hercule en Alsace, fut placée dans les armoiries de Colmar quand la ville s'édifia entre les eaux de la Thur et de l'Ill.

 

 

Hans Trapp  le père fouettard

 

Autrefois, au cœur de l'Alsace profonde vivait Jean de Trapp, un homme riche et puissant. Sa vie n'était que débauches, assoiffé de pouvoir et voué à Satan. Un jour cet homme ignoble s'empara des richesses de l'abbaye de Wissembourg. L'impie fut sur le champ excommunié pat le pontife de l'époque. La population entière du pays le rejeta. Repoussé de toute part, et exclu du pays, il s'isola au sommet du Geisberg, trouvant gîte sous les bottes de paille ou dans les grottes. Sa rancœur s'intensifia et ancré encore plus dans le satanisme, se mit à rêver de chaire humaine. L'abominable était obsédé par une envie de mordre à pleine dents dans un bras, une jambe, un dos ou une cuisse d'homme!... Un jour, il vit non loin de sa retraite, un jeune berger d'une dizaine d'années. L'horrible bonhomme se mit à baver devant le jeune homme à la chair tendre et délicieuse. Il s'approcha sans éclat du pâtre, le transperça de sa rapière et le traîna jusqu'à son gîte sous un orage apocalyptique. Il le découpa en petits morceaux et les fît rôtir. Mais Dieu ne pouvant rester insensible devant cette abomination le foudroya par un éclair vengeur ! Prenez garde à ne pas vous promener seul, la nuit, en Alsace, dans les monts des alentours au risque de servir de repas au légendaire Hans Trapp, hantant les lieux sous l'apparence d'un épouvantail...

 

(personne n’a été capable de m’expliquer pourquoi on nome également Hans Trapp le père fouettard) 

La légende de la fée des sources

 

Il y a de cela bien longtemps, deux enfants se promenaient dans la forêt au-dessus du village de Rimbach-Zell pour cueillir des fraises des bois afin d'en faire une tarte. Ils en avaient déjà récolté un demi panier quand ils virent un papillon multicolore qui laissait dans son sillage une traînée de paillettes dorées. Ils tentèrent de l'attraper, mais il se dérobait à chaque fois, les entraînant de plus en plus loin du village au plus profond des bois. Ils parvinrent ainsi à une clairière. Au pied d'un énorme rocher, coulait une source à l'eau transparente et cristalline qui s'étalait en un petit bassin. Comme ils avaient très soif après la poursuite, ils se penchèrent pour y boire.
Quelle ne fut pas leur surprise en apercevant, au milieu de la mare, une petite femme portant une couronne d'or, vêtue d'une robe bleue vaporeuse, flottant sur une légère feuille d'érable. Tout autour du miroir d'eau pure, se dressaient des maisons miniatures entre lesquelles des petits lutins s'occupaient à leurs tâches habituelles. Partout scintillaient des perles d'or et de diamant. Émerveillés, ils restèrent un moment ébahis devant ce spectacle féerique. Mais quand ils s'approchèrent pour mieux voir, un caillou roula sous leurs pieds, tomba dans l'eau et rompit le charme. Tout disparut : fée, maisons, lutins, or et diamants. Il ne restait plus que le clapotis de l'eau et une flaque au pied du rocher.
Ils rentrèrent chez eux, racontèrent leur découverte, mais nul, jamais plus, ne retrouva l'emplacement de cette source.

(d'après un conte de l'abbé Charles Braun, "Légendes du Florival", 1866)

 

 

Les oiseaux de noël

 

Jadis, les hivers étaient particulièrement rudes et à Noël, neige et glace recouvraient toute l'Alsace. Venus de la plaine et des vallées, du Nordgau comme du Sundgau, affamés et transis, les oiseaux s'étaient réunis en vols serrés pour rejoindre l'abri de la vallée du Tannenberg, là où la bise et le froid ne pouvaient les atteindre aussi rigoureusement. Ils se tenaient donc agglutinés sous les branches des sapins, silencieux, malheureux. La nuit de Noël, la dame de Linange descendit en traîneau dans la grande vallée, pour entendre la messe de minuit.

Sur le chemin du retour, son valet ne put empêcher le cheval de se diriger vers le petit vallon, puis de s'y arrêter. Alors, la noble dame vit le malheureux peuple des oiseaux agrippés aux branches glacées. Seuls les hiboux, les grands-ducs et les chouettes soupiraient et chuintaient. Les fauvettes et les merles, les pinsons et les mésanges, les rossignols et les moineaux et même les corbeaux gardaient un silence plaintif en attendant le jour. La dame en eut le cœur serré. Rentrée au château, elle ordonna que l'on portât secours aux oiseaux.

De bon matin, elle et ses valets retournèrent donc au vallon et aménagèrent aux oiseaux des mangeoires pleines de gerbes de blé et surtout des abreuvoirs remplis d'eau tiède. Tous les oiseaux, petits ou grands, se précipitèrent sans crainte vers cette manne. Ensuite, ils rejoignirent le couvert des branches et se mirent à chanter leur joie et leur reconnaissance. Au même moment le soleil apparut pour les réchauffer. Alors, ils entonnèrent tous ensemble l'air d'un cantique de Noël, en l'honneur de la dame. Et ce chant fut, sans conteste, le plus beau et le plus pur jamais chanté en Alsace!La châtelaine revint chaque jour de ce long hiver afin de nourrir ses petits protégés emplumés et chanteurs. Au printemps, ils s'envolèrent enfin chacun vers son nid. Mais la belle dame garderait toujours en son cœur, le souvenir de ce chant merveilleux du matin de Noël...

 

Le fantôme du lac de Sewen

 

Un dimanche, en plein été, après une semaine de récolte de blé, un riche fermier décida, en dépit de la désapprobation de sa femme, de partir faner ses prés en ce jour du Seigneur. Au crépuscule, l'orage grondait à l'horizon et la foudre tombait de toute part à proximité de la rivière. Après son dernier coup de fourche, le fermier fouetta ses chevaux dans l'espoir d'être rentré avant les grandes averses. Il n'avait pas atteint les bornes de son prés que la foudre le frappa. La violence fut telle que la terre s'entrouvrit, engloutissant le paysan et son attelage. Des trombes d'eau tombèrent et gonflèrent la rivière jusqu'à la crue. Les prés du pauvre homme disparurent sous les coulées d'eaux et de boues et le restèrent bien après le retour du soleil. C'est ainsi que par la colère de Dieu, le Lac de Sewen était né. Plus aucune trace du fermier. Prisonnier des eaux troubles du lac, son spectre erre, du crépuscule jusqu'à l'aube, au milieu des hennissements son cheval et des grincements de sa charrette disloquée...

 

 

 

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commentaires

ouergnes 31/01/2008 22:31

Pourquoi Hans Trapp? Pourquoi père Fouettard en Alsace? Venez lire sur mon site http://hopla-over-blog.fr

didine67 06/12/2007 19:15

Et bien, je me suis délectée de lire toutes ses histoires, légendes et autres contes.J’ai vraiment apprécié au plus haut point. Je ne sais pas comment tu fais mais je suis vraiment estomaquée de ta façon de raconter, de reprendre ses histoires, ses phénomènes et ses légendes.
Dans celui-là un texte m’a particulièrement intéressé, et je n’ai envie que d’une chose (on ne rigole pas) c’est d’aller jeter un œil pour voir si je trouve ce petit homme (le petit homme de la Chapelle St André). J’espère que tu n’en profiteras pas pour te moquer de moi sur le fait que je veuille aller voir…
Mais cela prouve à quel point j’aime tout ce que tu fais. (Si jamais je trouve ce petit homme ???? on verra bien…je le prendrais en photo et promis je te ferais signe) mais tu promets d’abord de ne pas te moquer de moi ???
 


 

Je suis vraiment très heureuse de ton retour, tu n’imagines pas à quel point j’attendais de pouvoir lire et relire encore tes textes.
 

Avec toute mon amitié, je t’embrasse, mon ami.

A très vite