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6 décembre 2007 4 06 /12 /décembre /2007 14:10

Les sorcières sur le Bastberg

 

Près de Bouxwiller s'élève le Bastberg, dont le nom contracté signifie " Mont de Saint-Sébastien ". Il jouit d'une très mauvaise réputation dans le pays tout entier. Jadis, en effet, à minuit, se rencontrait sur sa vaste croupe les sorcières de toute la région. Sur leur balai, elles chevauchaient à travers les airs et venaient sur le Bastberg où elles tenaient leurs assemblées tout en mangeant et en dansant.

 

Un jour, un pauvre instituteur, qui s'était attardé à une fête de village, passa près du Bastberg pour se rendre à Griesbach, le village voisin. Il vit des lumières au sommet de la colline et entendit des airs de danse. Piqué par la curiosité, il monta au sommet pour voir ce qui se passait… et soudain, il se retrouva au milieu des sorcières qui dansaient une ronde échevelée, la robe flottante, le visage déformé par des rires grimaçants. Des tables étaient couvertes de mets succulents et de bouteilles des meilleurs vins. Les sorcières invitèrent l'instituteur à manger et à boire, puis il dut prendre un violon et jouer un air de danse. Il n'osa pas refuser. Sans qu'il s'en rende compte, son jeu devenait toujours plus violent et plus rapide ; la danse tournait comme un tourbillon autour de lui, et les rires des sorcières retentissaient de plus en plus fort.

 

A l'aube, l'instituteur se réveilla ; il était étendu sur un tas de pierres, les vêtements déchirés, la tête lourde et vide ; tous les os lui faisaient affreusement mal. A ses pieds se trouvait un sabot de cheval. Au lieu de son violon, il tenait par la queue un gros chat noir qui le griffa et le mordit. Tout effrayé il le lâcha ; la bête disparut dans les vignes en crachant ; quant à lui il courut à en perdre le souffle jusqu'à Griesbach.

 

Une autre fois, un musicien de Gumbrechsthoffen rentrait chez lui, tard dans la nuit ; il avait joué à la fête, au " Messti " de Mietesheim. Un beau carrosse arrivait derrière lui ; le cocher l'invita à monter, ce qu'il ne refusa pas. Peu après le carrosse s'arrêta devant un château magnifique. Ses portes étaient grandes ouvertes ; dans une immense salle, étincelant de mille feux, une brillante société célébrait une grande fête.

 

On reçut le musicien aimablement et on lui demanda de se mettre à côté des violonistes et des fifres. Les danses terminées, on se mit à table, et un souper grandiose fut servi ; tout le monde mangeait dans des assiettes d'argent et buvait dans des coupes en or.

 

La fête se termina ; on proposa au musicien une chambre avec un bon lit. Fatigué et un peu alourdi par le vin, il s'endormit presque aussitôt.

Quand il se réveilla, le lendemain matin, il se trouvait loin de sa chambre, sous le gibet du Bastberg. Il se leva précipitamment ; la tête lui bourdonnait. Il se rappela cependant qu'avant de quitter la salle, il avait mis dans sa poche une coupe en or massif. Il la sentait ; elle était toujours là mais quand il la sorti, c'était un sabot de cheval. Le musicien lui aussi avait été le jouet des sorcières.

 

Aujourd'hui encore, le Bastberg a mauvaise réputation dans toute la région, et nombreux sont ceux qui évitent d'y passer après la tombée de la nuit.

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