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27 avril 2007 5 27 /04 /avril /2007 13:05

Apollo 14

 

31 Janvier 1971

Après l'échec subi par la mission "Apollo XIII", la NASA vient de renouer avec le succès.
Apollo 14 (AS-509) décolle à 16 h 03 après un report de 40 minutes en raison de mauvaises conditions météo (le souvenir du lancement d'Apollo 12 en plein orage est encore frais dans les mémoires) avec, à son bord, les astronautes :

 

Alan B. Shepard, Edgar D. Mitchell et Stuart A. Roosa. L'insertion en orbite terrestre ainsi que l'injection translunaire se déroulent parfaitement bien. Toutefois, l'arrimage du CSM ("Kitty Hawk") avec le LM ("Antares") pose problème, obligeant le pilote du module de commande (Roosa) à s'y reprendre à six fois (et de façon assez violente) pour capturer Antares. Ni l'équipage ni le personnel à terre ne trouveront d'explications à ce problème, mais comme il n'existe aucun signe ou indication laissant à penser qu'un système est défaillant, Houston décide de poursuivre la mission.

 

Apollo 14 entre en orbite lunaire le 4 février à 01 h 55 du matin. Antares alunit près du cratère Fra Mauro le 5 février à 16 h 17, à environ 15 mètres du point prévu. Shepard et Mitchell ont effectué deux longues "promenades lunaires", respectivement de 4 heures 24 minutes et 4 heures et 48 minutes. Outre le déploiement des instruments scientifiques, plus de 40 kgs d'échantillons lunaires ont été collecté. Les deux hommes avaient pour la première fois à leur disposition un petit véhicule, à bord duquel ils ont pu transporter ces échantillons ainsi que les outils et instruments dont ils avaient besoin :

 

Le MET (Mobile Equipment Transporter, sorte de brouette que les astronautes avaient baptisé du sobriquet peu élégant de "pousse-pousse lunaire" ; cet engin ne donna d'ailleurs pas satisfaction). Après neuf jours de mission, la capsule amerrit sans problème dans le Pacifique, le 9 février à 16 h 05.

 

Comme les hommes d'Apollo 11 et 12 qui les avaient précédé, l'équipage restera en quarantaine, ce jusqu'au 26 février. Toutefois, après cette mission, les scientifiques de la NASA décideront qu'une mise en quarantaine des astronautes de retour de la lune n'est plus nécessaire.

 

 

Après l'échec de l'alunissage d'Apollo 13, celui d'Apollo 14 aurait pu se solder par un autre type de catastrophe beaucoup plus humiliante cette fois!!! Après la séparation du module lunaire Antarès, Schepard et Mitchell procédèrent à la descente vers Fra Mauro lorsque... le voyant jaune ''ABORT'' s'alluma sans l'intervention de quiconque. Ce fut la stupeur et l'incompréhension la plus totale. Houston prenant soin de confirmer que ce n’est pas un membre d'équipage qui l'ait actionné par erreur bien sûr et ce n'était pas le cas. Le centre de contrôle demanda aux deux astronautes de tapoter sur leur console et le voyant s'éteignit. Mais le problème ne s'en trouvant pas moins réglé pour autant! Le centre de contrôle s'empressa de réveiller un de ses spécialistes en problèmes informatiques! Ils disposaient de 47 minutes pour empêcher une éventuelle interruption de descente. Ce dernier retransmit une série de données à l'équipage qui s'exécuta à reprogrammer l'ordinateur du LEM qui devait être suivi d'une procédure pour l'initialisation de la descente en vue de l'alunissage qui eu lieu sans encombre.

 

 A la fin de la mission lunaire, Alan Shepard, commandant de bord, se prit à jouer au golf sur la Lune, au plus grand étonnement des contrôleurs de Houston. Pour ce faire, il avait emporté un véritable fer de golf qu'il fixa à l'extrémité du manche de son collecteur destiné à ramasser des échantillons. Il joua avec deux véritables balles de golf. Si le premier coup envoya une balle à seulement trente mètres, sa deuxième tentative fut plus chanceuse, mais on ne sut jamais à quelle distance fut envoyée la balle : deux cent mètres, quatre cent mètres, ou davantage. La controverse dura plusieurs années. Le coup médiatique fut en revanche désastreux pour la NASA : en effet, les détracteurs du programme Apollo purent tout à loisirs critiquer le coût engendré pour simplement envoyer un homme jouer au golf sur la Lune.

 

Première phrase du commandant Alan Shepard lorsqu'il posa le pied sur la Lune : "La route a été longue mais nous y sommes !". Shepard, en + d'avoir été le 1er Américain dans l'espace, est le seul du groupe "Mercury" à avoir marché sur la Lune. Il lui a fallu 10 ans de patience entre les 2 missions, qu'il mit à profit pour coacher les autres astronautes et se faire opérer d'un problème d'oreille interne justement consécutif à son 1er vol spatial.
Lors de la manoeuvre séparation 3è étage retournement arrimage au LEM, Stuart Roosa, pilote du MC, ne parvint à attraper le LEM "Antarès" qu'à la 3è reprise : les 2 fois précédentes, les crochets n'ont pas cliqué sur l'extrémité d'"Antarès" et aucun voyant ne s'était allumé. Il s'en est fallu de peu, déjà et une fois de +, qu'une mission Apollo soit encore annulée, et ils pensaient qu'une saleté avait coincé ces crochets. Mais Shepard ordonna à Roosa de réessayer, et il a bien fait puisque cette 3è tentative était la bonne.

 

Après quelques très vagues missions scientifiques qui ont pour objet principal de ramasser quelques pierres dans le bunker géant qu’est la Lune , Alan Shepard, qui restera aussi par ailleurs à jamais le cinquième homme à avoir marché sur la Lune , déclare, le 7 février 1971 face aux écrans de contrôle : « Houston, j’ai à la main un objet que des millions d’américains reconnaîtront, un fer 6 ! Je vais dropper une balle et jouer un peu !». Hélas, sa combinaison ne lui permet que de faire un mouvement à une seule main. Après un premier swing où la balle ne fait qu’un mètre ou deux, son copilote Ed Mitchell lui dit « topée » et lui conseille de prendre un peu moins de sable. Au deuxième essai, Haise, le « Cap Com » de Houston déclare : « c’est un slice, non ? ». Ce qui, précisons le tout de suite, est scientifiquement inexact car en absence d’atmosphère, la balle ne peut pas slicer. Mais bref, passons. Au troisième essai, la trajectoire de la balle est cette fois certes basse mais tendue. Alan Shepard, qui mourra en juillet 1998 d’une leucémie en restant à ce jour le seul golfeur lunaire, déclare alors « c’est un bon coup, elle vole sur des miles et des miles », ce qui est certainement exagéré tout de même ! Seules les images TV de l’époque montrent ce coup de golf. Il existerait cependant une photo dans les collections privées de la famille Shepard, prise par Mitchell avec l’appareil Hasselblad qu’avait emporté le commandant, qui aurait été publiée en 1994 dans un « composite » mais nous n’avons pas réussi à nous procurer ce cliché mythique. Quoiqu’il en soit, ce fer 6 de légende est exposé encore aujourd'hui au musée de l’U.S.G.A., l’association américaine de golf, à Far Hills dans le New Jersey (www.njskylands.com). On pourra aussi noter deux retombées assez inattendues de cet exploit extraterrestre : d’une part le « Royal & Ancient » envoya un télégramme de félicitations aux astronautes (et non pas cosmonautes ou spationautes, soyons précis) avec toutefois la réserve suivante : « vous avez négligé l’étiquette : un golfeur doit toujours effacer ses traces de pas dans un bunker » et d’autre part une pièce de théâtre, « Golf with Alan Shepard », fut mise en scène à Hollywood dans les années qui suivirent par Carter Lewis sur le thème suivant : la balle tapée à la surface de la Lune est elle jamais retombée ? Précision : cette pièce n’a eu aucun succès puisqu’elle n’est restée que deux semaines à l’affiche sur le strip.

 

Edgard Mitchell, pilote du module lunaire d'Apollo 14, était passionné par les recherches sur la perception extrasensorielle. Pendant son séjour sur la Lune, il a mené une expérience secrète et donc non autorisée avec un de ses amis qui se trouvait à Chicago. L'histoire ne dit pas quels en ont été les résultats.

 

Il semble en fait qu'il ait tenté cette expérience (se concentrer sur les symboles généralement utilisés dans les expériences de perception extrasensorielle : le cercle, le carré, les lignes ondulées, la croix, l'étoile, pendant que quatre personnes sur la Terre tentaient de percevoir les fruits de ses concentrations toutes les nuits) tout au long des voyages aller et retour vers la Lune, et ce à l'insu de ses deux compagnons de route (Source : Andrew Chaikin - A man on the Moon).

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Published by elwood - dans espace
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