Présentation

Images Aléatoires

Syndication

  • Flux RSS des articles

Texte Libre

 









Samedi 8 décembre 2007
par elwood publié dans : legendes et superstitions

Légendes, superstitions, mythes ou réalités ?

En France, comme dans tous les pays du monde, les superstitions sont nombreuses et variées :

Des fois, drôles.

Des fois, étranges, faisant référence à des esprits inconnus ou des mots inconnus…

Des fois, effrayantes.

Des fois ….on se perd dans toutes ces vielles histoires, ces vielles traditions, ces vieux :  « on dit que… »

J’ai essayé ici, de regrouper certaines superstitions, dans l’est de la France principalement et de vous les faire connaître.

Mais, comparez avec ces petites habitudes de tous les jours, et vous verrez que partout en France, on parle de la même chose quand on parle, des elfes, des fées, des lutins, des gnomes….ou du Malin…….et bien sur, de Marie ; ou de Dieu lui-même et de ses saints,

Egalement d’illustres inconnus, mais qui semblent pourtant, avoir de grands pouvoirs.

 

ajouter un commentaire commentaires (0)   
Samedi 8 décembre 2007
par elwood publié dans : legendes et superstitions

L'orgue d'or
Au couvent d'Eußerthal, il y avait autrefois un magnifique orgue d'or. Un jour, l'abbé rentra avec une fort mauvaise nouvelle. Il rassembla tous les moines autour de lui et leur dit que des hordes sauvages de paysans avaient pénétré dans la paisible vallée et seraient bientôt aux portes du couvent.

Il exhorta ses moines à cacher dans les caves les si nombreux trésors du lieu et à enfouir l'orgue, la pièce la plus précieuse, dans le marécage de la vallée. Ensuite, ils s'enfuiraient, se cacheraient dans les forêts et prieraient pour lui. Il se retira seul à l'intérieur du couvent.

 Lorsque la horde sauvage investit le couvent, elle chercha en vain les trésors et le célèbre orgue d'or. De colère, les paysans assommèrent l'abbé et mirent le feu au couvent avant de continuer leur chemin.

Depuis lors, le couvent est en ruines et l'orgue d'or repose toujours dans son tombeau humide, car pas un seul des moines ne revint, si bien que personne ne sait à quel endroit du marais il gît, enfoui.

Mais tous les sept ans, on entend, pendant la première heure après minuit, le son divin de l'orgue qui retentit tel une houle profonde et vigoureuse à travers les prairies et les forêts de la vallée d'Eußerthal..

Le diable dupé
Il y a bien des années, les habitants de Darstein voulaient construire une église. Les villageois tinrent conseil pour discuter du projet. C'est à ce moment-là que le diable traversa le village et voulut savoir pourquoi la moitié des habitants étaient encore debout et tenaient une discussion si animée.

Le maire reconnut l'étranger sur-le-champ et improvisa immédiatement une ruse. Il lui raconta qu'on voulait construire une auberge, mais qu'il n'y avait pas assez d'argent dans la caisse de la commune.

Cela plut au diable qui se déclara prêt à aller chercher sans contrepartie les pierres qu'il fallait dans la forêt.

Jour après jour, il apporta de grosses roches au chantier, jusqu'à ce qu'un beau jour, il s'aperçoive que la soi-disant auberge posséderait bientôt une tour. Il découvrit la véritable affectation de la construction et s'aperçut qu'on l'avait trompé.

De colère, le diable saisit un gigantesque rocher qu'il voulut lancer dans le Rhin. Mais le rocher était si lourd qu'il lui échappa et tomba au pied du Maiblumenkopf. Il s'y trouve encore aujourd'hui.

Le roi Dagobert
Au château de Landeck régnait autrefois le roi Dagobert. Il aimait ses paysans, et sa sagesse et sa justice étaient célèbres dans tout le royaume. Il fit construire de nombreuses églises et monastères et fit savoir qu'à ses yeux, tous les hommes, nobles ou paysans, étaient égaux devant la loi. Cela déplaisait à ses cousins et aux puissants du royaume, aussi l'attaquèrent-ils dans son château. Grâce à un fidèle paysan, le roi put s'enfuir et se cacher dans une haie d'épines à Geilweiler Hof. La nouvelle de l'attaque par lâcheté du château se répandit comme une traînée de poudre. Les fidèles paysans se rassemblèrent de partout et contraignirent les poursuivants à prendre la fuite. A sa mort, le roi Dagobert légua en récompense à chacun de ses serfs la propriété d'une forêt, la Haingeraiden. La haie d'épines blanches où le roi trouva refuge, s'appelle depuis " la haie Dagobert ". Elle est aujourd'hui encore sacrée et l'on dit que celui qui en coupe une branche a le bras qui se dessèche et que celui qui frappe un tronc de la hache, périt dans la misère.

Le tonnelier du château d’Arnsbourg

Entre Niederbronn et le Mühltal, le chemin est bien long, et il n'y a pas d'habitations. Seules les ruines du château fort d'Arnsbourg se dressent au-dessus d'une petite vallée. Dans le peuple on raconte que de grands tonneaux remplis des meilleurs vins se trouvent encore dans les vastes caves du château, mais personne encore n'a pu découvrir l'entrée mystérieuse.

Jadis , par une chaude journée d'été, un charbonnier traversait la forêt. Comme il souffrait terriblement de la soif, il regardait à droite et à gauche, s'il ne voyait pas une source ou un petit ruisseau, mais, à cause de la sécheresse qui durait depuis de longues semaines, toutes les sources étaient taries. Soudain, quand il fut près des rochers sur lesquels s'élèvent les ruines du château-fort, une bonne odeur de vin monta vers lui et il gémit :

"O mon Dieu, si seulement quelqu'un voulait me donner de ce bon vin qui se trouve dans les caves du château !"

Subitement, il vit sur les ruines un petit homme avec une barbe toute blanche, un tablier de cuir à la taille, un trousseau de clefs à la ceinture. Il n'y avait pas de doute : le bonhomme faisait des signes amicaux au charbonnier et l'invitait à le suivre. Le pauvre homme, près de mourir de soif, ne se fit pas prier à deux fois et suivit le tonnelier. Ils descendirent de nombreuses marches à moitié effondrées et couvertes de mousse, et ils s'arrêtèrent enfin devant une grande porte. Le tonnelier prit une clef à son trousseau et ouvrit. Ils entrèrent dans une grande cave voûtée, bien conservée et bien fraîche. Une odeur alléchante, forte et suave à la fois, les entoura. Le vieux tonnelier prit dans une niche un verre de cristal finement taillé, le remplit et le tendit au charbonnier en disant :

"Tiens, bois, c'est du vin que buvait le seigneur d'Arnsbourg et que je ne devais lui servir qu'aux jours de fêtes. J'étais son tonnelier, et je suis condamné à rester ici pendant deux cents ans encore, sans pouvoir jouir de la paix éternelle, parce que de mon vivant j'ai mis de l'eau dans le vin des serviteurs. Mais la moitié de ma peine est déjà passée, et je pourrai bientôt me reposer à mon tour".

Le charbonnier but à grands traits. Jamais il n'avait goûté un vin aussi bon ; jamais il n'avait été rempli d'une telle allégresse, de tant de jeunesse et de joie. Il remercia le tonnelier souriant, et, animé de nouvelles forces, il rentra chez lui.

Depuis, beaucoup de bons vivants et de buveurs ont visité les ruines du château d'Arnsbourg, mais le tonnelier n'est plus apparu à personne. Pendant la floraison des vignes, cependant, un parfum fort et agréable monte parfois du sol et enveloppe tout le château. Alors, dit la tradition populaire, il y aura de riches vendanges en Alsace, et en automne les caves se rempliront d'un vin généreux.

Les amours tragiques de Hannemann et de Lise

Au début du XIVème siècle, Hannemann était le chef de la famille des Lichtenberg ; homme d'action, parfait cavalier, il aimait la chasse et la guerre. Très jeune, il se maria avec Jeanne, comtesse de Linange. De cette union naquirent un fils et une fille.

Arrivé à l'age mûr, il tomba éperdument amoureux d'une jolie roturière, Lise, originaire du village de Steinbach, qui lui donna bientôt deux filles.

Sous la pression des membres de la famille, Hannemann cessa de fréquenter sa maîtresse. Néanmoins, il reprit très vite ses relations avec Lise dont il eut encore une fille. Son caractère entier et passionné ne connaissait pas de demi-mesures. Après bien des querelles familiales provoquées par sa liaison amoureuse, il répudia son épouse et installa Lise au château. Il maria ses filles naturelles de belle manière et les dota en puisant largement dans le patrimoine familial.

La colère de la famille était à son comble. Avec l'aide de son oncle maternel, EmichV de Linange, Henri III de Lichtenberg, fils légitime de Hannemann et de Jeanne, assiégea le château de son père et s'en empara. Hannemann fut jeté dans un cachot. Précipitée du haut du donjon où elle avait trouvé refuge, la belle Lise ne survécut pas à sa chute

Pour recouvrer sa liberté, Hannemann, resté captif pendant une longue année, dut prendre des engagements très contraignants. Ainsi prirent fin les amours tragiques de Hannemann, seigneur de Lichtenberg, et de Lise, la belle villageoise de Steinbach.

 

Les frères ennemis du château de Lichtenberg

Il y a bien longtemps, deux frères vivaient au château. Ils tombèrent amoureux de la même jeune fille et bientôt, se détestèrent mutuellement.

Leur haine réciproque devint si forte, si implacable, que l'un d'entre eux jura de faire mourir l'autre de faim. Son frère lui promit la mort par la soif.

C'est ce dernier qui réussit à faire enfermer son frère dans un cachot. Il ne lui fit donner pour toute subsistance qu'un peu de pain sec. Le captif, cependant, parvint à se désaltérer en humectant sa maigre pitance avec l'eau suintant des murs de sa prison. Le chapelain du château s'en aperçut et, soit par compassion, soit par cruauté, en informa le persécuteur.

Fou de rage d'avoir été ainsi dupé, il fit enfermer son prisonnier dans une cellule sèche et bien ensoleillée, où le malheureux, à bout de résistance, ne tarda pas à succomber. Une fois le destin scellé, le bourreau, rongé par le remords, ne supporta plus le poids de sa culpabilité. Il finit par se précipiter du haut du rocher, entraînant le chapelain dans sa chute.

Les quilles d’or du château de Windstein

Dans les Vosges du Nord, les châteaux forts aujourd'hui en ruines sont extrêmement nombreux, surtout dans la région de Niederbronn et de Lembach. Près de Jägerthal, la " vallée des chasseurs ", s'élèvent les deux châteaux du Vieux et du Nouveau Windstein.

Un jour, le jeune fils d'un pauvre berger s'amusait, près des ruines du château de Windstein, à lancer des pierres les unes vers les autres. Soudain, un beau garçon inconnu, avec des boucles blondes autour de son fin visage, en habits de velours noir, magnifiques, mais démodés, se trouva devant lui, sourit et lui dit :

"Si tu veux jouer avec moi, suis-moi au château !".

Le garçon heureux de trouver un si beau compagnon, monta derrière lui vers les ruines, et, lorsqu'ils furent arrivés au sommet, le garçon étranger apporta deux quilles et une boule. Il posa les quilles, prit la boule et la lança contre les quilles qui se renversèrent avec un bruit clair et métallique.

" Maintenant, c'est ton tour ! dit-il au jeune berger ".

Celui-ci prit la boule ; mais elle était tellement lourde qu'il put à peine la soulever de terre. Il voulut placer les deux quilles, saisit l'une et la souleva, mais elle glissa de ses mains et tomba par-dessus le mur en ruines et roula au bas de la pente.

Au bruit l'enfant étranger avait disparu. Le petit berger chercha l'autre quille qui se trouvait dans l'herbe et l'apporta, malgré son poids, à la maison. Il la montra à ses parents, et le père vit, à son grand étonnement et à sa grande joie, qu'elle était entièrement en or. Son garçon lui raconta ce qui lui était arrivé, et aussitôt, le père monta avec son fils au château pour chercher l'autre quille et la boule.

Malgré toutes leurs recherches, ils ne trouvèrent plus rien. Ils furent pourtant bien heureux de ce don précieux qui permit au berger de donner à manger à ses nombreux enfants et de mener une vie moins pauvre.

ajouter un commentaire commentaires (0)   
Samedi 8 décembre 2007
par elwood publié dans : legendes et superstitions

Les superstitions de Noël

 

 

De nombreuses superstitions sont liées à la période de Noël.

 

Elles expriment la peur du noir, qui engendre des événements terribles.

 

En même temps, comme pour se rassurer, on accorde à Noël, des pouvoirs de chance.

 

 

Les enfants sont bordés dans leur lit depuis des heures, même les plus curieux, ceux qui voulaient voir le Père Noël pour de vrai, se sont assoupis. Et c'est tant mieux car dehors rôdent des esprits bien étranges.

 

Des croyances venant des fêtes païennes nous révèlent que la nuit de Noël est la nuit de tous les dangers comme de toutes les chances.

 

Le Père Noël n'a qu'à bien se tenir car il n'est pas le seul à circuler dans le ciel, la nuit du 24 décembre. Ce soir là, sorcières et démons surgissent du néant.

 

Les fantômes, par contre, redoutent cette date et préfèrent disparaître, mais par précaution, on laisse les portes ouvertes à minuit pour permettre aux mauvais esprits de s'en aller.

 

Malheur à ceux qui se déplacent et de ce fait n'assistent pas à la messe.
On raconte que plusieurs familles se sont égarées dans la nuit noire du 24 décembre et pourtant le cocher expérimenté connaissait bien la route. Le carrosse ainsi que tous les passagers ont été engloutis dans les marécages. Par la suite leurs fantômes rodaient chaque veille de Noël.

 

Pour ceux qui assistent à la messe, il vaut mieux rester assis, car si on sort de l'église au moment de la consécration, on voit les morts faire procession dans le village.
En effet des choses très étranges arrivent pendant que sonne minuit : à ce moment les animaux parlent le langage des hommes, les abeilles s'agitent dans leur ruche, les arbres fruitiers se couvrent de fleurs, qui disparaissent aussitôt au 12e coup de minuit.

 

Trouvez un noisetier, il y pousse un rameau d'or. Si on parvient à le couper entre les 12 coups de minuit, la richesse est assurée à tout jamais. Mais il faut faire attention, car si on a pas le temps de scier la branche, on rejoint les morts.

 

Durant cette période spéciale entres toutes, l'or est partout. Dans les cimetières par exemple. Si on creuse à minuit un trou, on trouvera une fortune en or.

 

Les menhirs de Carnac en Bretagne se mettent à tourner 3 fois sur eux-mêmes avant d'aller se baigner dans l'océan. Un malin bien renseigné sur les trésors enfouis sous ces pierres attend que l'une de celles-ci se déplace pour descendre dans le trou. Etourdi par le scintillement des pièces d'or, s'il s'attarde trop, le menhir rafraîchi reprend sa place, écrasant l'homme et son trésor.

 

Un enfant né le jour de Noël est voué à un avenir prometteur. Il sera sauvé de la noyade et de la pendaison. Il jouira toute sa vie de la chance et du bonheur.

 

 

 

 

 

ajouter un commentaire commentaires (0)   
Samedi 8 décembre 2007
par elwood publié dans : legendes et superstitions

Noël dans le monde

En Allemagne

Comme dans de nombreux pays, les petits allemands commencent à préparer Noël dès le début du mois de décembre.
Certaines familles préparent des calendriers très originaux avec des guirlandes et des petits paquets.
Chaque dimanche de l'Avent, on allume une chandelle de la couronne.
A la Sainte Barbara , on met des branches de forsythia dans un vase, elles fleuriront pour Noël.
A la saint Nicolas, tous les enfants posent leurs bottes à la porte de leur chambre.
Le sapin est décoré le 24 décembre par les enfants.
Au repas de Noël, les Allemands dégustent une oie grillée accompagnée de chou rouge et de pommes.
Le soir du 24 décembre, c'est l'enfant Jésus (coutume protestante) ou le Père Noël qui apporte les cadeaux et les déposes sous le sapin.
Le jour des Rois, des enfants déguisés en Rois mages écrivent les initiales des trois Rois sur les portes.

 En Angleterre

Au début de décembre on envoi des cartes à ses amis et à sa famille. Les cartes reçues sont exposées sur les murs. Elles seront décrochées le jour des Rois, le 6 janvier.
On colle les cartes sur des rubans avant de les accrocher au mur.
Toute la maison est habillée de vert et de rouge.
Toute la famille décore le sapin.
Les enfants écrivent une lettre au Père Noël et attendent avec impatience sa venue pour apporter les cadeaux.
La veille de Noël, les enfants vont dans les rues chanter des chants de Noël. En échange ils reçoivent des petits cadeaux ou des bonbons.
Les enfants suspendent de grandes chaussettes au pied du lit et déposent des gâteaux et un verre de porto pour le Père Noël.
La veille de Noël est un jour férié.
La nuit de Noël, tous les enfants s'endorment en pensant au Père Noël qui va arriver sur son grand traîneau et déposer dans la cheminée  tous les jouets commandés.
En Angleterre, pas de repas de Noël, sans la dinde aux marrons et le célèbre pudding.

En Grande-Bretagne, le «cracker» de Noël est indispensable à tout réveillon. Aucun repas de Noël n'est concevable sans le petit «cracker» explosif placé à côté de chaque assiette, une tradition vieille de 150 ans.
Le «cracker» de Noël, également connu au Canada et en Australie, obéit à des règles strictes, tant pour sa composition que pour son usage.
Les petits enfants ouvrent des "crackers" : deux enfants tirent de chaque côté de la grosse papillote et un pétard éclate.

En Autriche

Noël est la fête familiale la plus importante de l'année. La fête débute le 1er décembre avec la couronne de l'Avent.

Pendant tout le mois de décembre, les alentours de l'Hôtel de Ville de Vienne, sont en fête. Les arbres du parc sont recouverts de parures fantastiques au milieu d'un décor de conte de fée. Toujours dans ce parc, se déroule le fameux marché de l'enfant Jésus. C'est un marché de Noël. Les enfants y dégustent des marrons chauds, font du patinage sur la patinoire de l'Hôtel de ville, déguisés en animaux ou en personnage de conte de fée. Ils peuvent également traverser le parc en prenant un petit train. Avant de partir, ils inscrivent leurs souhaits sur un tableau, qui est parait-il, consulté par le Père Noël et le Petit Jésus.

Sur toutes les places des villes et villages se dresse un sapin.
Le 24 décembre, les rues de certaines villes sont envahies par les enfants, souvent accompagnés de leurs grands-parents, pendant que les parents décorent le sapin caché jusqu'à ce jour dans un grenier ou une cave.
Le 24 décembre au soir, cinémas, restaurants et théâtres ferment leurs portes car tout le monde doit participer à la fête.

Au Danemark

Tout le mois de décembre participe à la fête. Les rues sont illuminées et décorées de guirlandes et de branches de sapin.
Les enfants écrivent de nombreuses cartes à leurs amis et à leur famille.
Des timbres sont spécialement émis pour Noël. Un des plus beau a été dessiné par la Reine elle-même.
Dans chaque maison, une couronne garnie de quatre bougies est suspendue au plafond. La maison est décorée de branches de sapin, de petits anges, de lutins et d'étoiles en paille. Les enfants font eux-mêmes de nombreuses décorations qu'ils accrochent dans le sapin.
On va en famille couper le sapin de Noël dans la forêt.
Le dîner de Noël commence vers 18 H. A la fin du repas, on sert du riz au lait où se cache une amande entière. Celui qui la trouve reçoit en cadeau un petit cochon porte bonheur en pâte d'amande.
Après le dîner le papa va seul dans la pièce où se dresse le sapin de Noël décoré de guirlandes faites de petits drapeaux danois, de bougies et de petits cœurs rouges et blancs.
Le papa allume une à une les bougies pendant que la famille attend avec impatience derrière la porte. Puis toute la famille entre et fait un cercle autour de l'arbre en se tenant par la main. Chacun à son tour choisit un chant de Noël que tous entonnent en faisant une ronde.

En France

Plusieurs jours avant Noël, les villes et les villages de France prennent un air de fête. On décore la façade des mairies. On dresse un immense sapin sur les grandes places. Les rues principales et les arbres sont recouverts de guirlandes lumineuses.
Les grands magasins font de très belles vitrines ou certains mettent en scène des automates.
Les enfants se font photographier en compagnie du Père Noël.
Les écoles maternelles décorent leurs classes.
Le 24 au soir les familles font un dîner de réveillon composé de mets savoureux tels que des huîtres et du foie gras. Les plus pratiquants vont ensuite en famille à la messe de minuit.
Le Père Noël vient déposer les cadeaux pendant la nuit et les enfants les découvrent le matin de Noël au pied su sapin.
Le jour de Noël, ils se rassemblent en famille autour de la table de Noël. Le repas de Noël est souvent composé d'une dinde ou d'un chapon rôti et se termine par une bûche glacée ou en gâteau.

En Provence, dans certaines églises du  bord de la mer, à la fin de la messe de minuit, une procession de pêcheurs et de poissonniers dépose au pied de l'hôtel un panier rempli de poissons, en signe d'affection et de reconnaissance envers le petit Jésus.
La tradition veut que le repas du réveillon se termine  par treize desserts qui symbolisent le Christ et les douze apôtres. Ces desserts rassemblent tous les fruits et les confiseries de la région.

En Suisse

Pour les enfants suisses, Noël c'est le bonheur de jouer dans la neige, de faire de la luge et du ski. Les chalets et les sapins sont décorés de guirlandes lumineuses.
Avant les cadeaux du Père Noël, les enfants reçoivent des petits paquets contenant une orange, une barre de chocolat et un pain au sucre

En Espagne

Les petits espagnols sont très gâtés : ils reçoivent des cadeaux le 25 décembre mais aussi le 6 janvier par les Rois mages, qui déposent les paquets dans leurs souliers.
Dans de nombreuses grandes villes se déroule le cortège des Rois mages. C'est une fête très populaire. Les Rois mages défilent sur des chars richement décorés et suivis de nombreux cavaliers. Les enfants et les adultes se pressent le long des rues pour les voir passer.
Après le défilé, les Rois mages se mêlent aux enfants qui sont très impressionnés de les voir d'aussi près.

Jadis, le soir du Réveillon et le matin de Noël dans les villages espagnols, on récompensait le voisin qui avait aidé à rentrer la récolte, à porter de l'eau ou à garder les moutons par un payement en nature. Lorsqu'il sonnait à la porte, chargé d'un panier tressé d'osier, on le lui remplissait d'huile d'olive, de noix, d'amandes ou encore de fruits secs.

L'antique tradition s'est maintenue et même développée puisque aujourd’hui on trouve dans les meilleurs magasins, à l'approche des fêtes, des paniers de Noël composés des plus fins produits artisanaux du pays. Les présents les plus chargés d'histoire restent les confiseries, à base de pâte d'amandes ou de beurre, souvent préparées dans les couvents par des religieuses, "avec trois Ave Maria et la grâce de la main", comme le chante un air populaire.

Le turròn, sorte de nougat au miel et aux amandes, a lui aussi sa place dans les paniers de Noël. De nos jours, les corbeilles s'enrichissent également d'une bouteille de "Cava", un sympathique mousseux, d'un jambon entier, de marrons glacés de Galice, de truffes, de fruits à l'eau-de-vie, de splendides cornes d'abondance regorgeant de légumes et de fruits frais, De bonnes bouteilles, des Xérès, des vins d'appellation (comme les Rioja, les Pénedès), des vieux Malaga liquoreux que l'on déguste devant un plateau de petits gâteaux ou des liqueurs aux multiples parfums telle la "patxaràn", véritable boisson nationale, à base d'anis parfumé aux prunelles.

A Noël, il est de tradition d'offrir des conserves d'asperges de Navarre dont l'appellation est sévèrement réglementée puisqu'il faut, pour qu'elles soient dignes d'en porter le nom, les mettre en bocaux à la main, dès le lendemain de la cueillette.
L'origine de la plupart des pâtisseries remonte à la domination arabe puisque les conquérants ont introduit le sucre et l'art de la confiserie en Espagne. Voilà pourquoi on fabrique du massepain à Tolède depuis le VIIIe siècle, sous les formes les plus variées, farci de pignons de pins ou de jaune d’œuf confit dans le sucre. Dans La Rioja , on y met du citron alors qu'en Andalousie on le présente sous forme de barrettes truffées de fruits confits et glacées au sucre.(trop bon!)

En Finlande

La veille de Noël, les petits finlandais sont très occupés. Le matin ils partent en traîneau couper le sapin et l'après midi ils le décorent. La légende, dit que le Père Noël est originaire de la Laponie , une région située au nord de la Norvège, de la Suède et de la Finlande. En Laponie, le Père Noël reçoit 500 000 lettres par an.
Le 24 décembre, on allume des bougies sur les tombes.
20 jours après Noël, le sapin est enlevé de la maison.

En Irlande

Les fêtes de Noël commencent douze jours avant Noël. On appelle cette période "little Christmas", c'est à dire "petit Noël".
Une bougie est déposée sur le rebord de la fenêtre le jour de Noël.
Avant de partir pour la messe on laisse un verre de whisky pour le Père Noël est des carottes pour les rennes.
Les cadeaux sont ouverts le jour de Noël. Le repas de Noël a lieu dans l'après midi vers deux ou trois heures.

Le lendemain de Noël, le 26 décembre, est encore un jour de fête : c'est "Stephen's days". De nombreux irlandais assistent à des courses de chevaux et font des paris, tandis que d'autres chantent dans les rues.
A la campagne, de jeunes garçons, les "Wren boys", habillés avec de vieux vêtements, chantent et font de la musique. Ils vont ainsi de maison en maison réclamer quelques pièces de monnaie.

En Islande

Comme dans tous les pays chrétiens, Noël est la fête des enfants. Elle se termine la nuit des Rois mages, le 6 janvier pendant laquelle on chante et on danse autour de grands feux.

Noël se dit "Jol" en islandais. Les "Jolasneinar" sont des petits lutins de Noël. Ils sont treize et ont chacun un nom qui révèle leur personnalité. Ces lutins, sont les enfants de Gryla, une créature monstrueuse à trois têtes.
Gryla portait une barbe et des cornes de chèvre. Son repas préféré était la viande d'enfants méchants qui ne pouvaient lui échapper que s'ils devenaient gentils. Ses enfants ont de drôle de noms comme "Racleur de pot", Voleur de saucisses", "Celui qui observe par le fenêtre", etc... Ces lutins taquinent les gens et les bêtes, volent, claquent les portes...
Depuis l'apparition du Père Noël, les lutins sont devenus plus gentils et passent leur temps à  préparer les cadeaux pour les enfants sages.

Dès le début du mois de décembre, les enfants déposent une chaussure au bord de la fenêtre. S'ils ont été sages, ils reçoivent un petit cadeau du Père Noël. S'ils n'ont pas été sages, ils reçoivent une pomme de terre.

En Suède

En suédois Père Noël est appelé Jul Tomte et "Joyeux Noël" se dit "God Jul". On accroche des petites figurines sur les vitres et on installe des lumières scintillantes et des petits gnomes, appelés Tomte, sous le sapin. On accroche une couronne de sapin sur la porte d'entrée du foyer et on fabrique des étoiles que l'on accrochera sur les fenêtres et on posera des bougies sur le devant de la fenêtre.

La fête de Noël vient éclairer la longue nuit qu'est l'hiver nordique. Ici, c'est la veillée de Noël, le 24 décembre, qui représente le grand moment des festivités. Le repas traditionnel de Noël illuminé par de nombreuses bougies et suivi de la distribution des cadeaux forme le cœur même de la fête de Noël. Le repas de Noël est le plus bel exemple de ces grandes tables buffet traditionnelles qui, à quelques variétés de plats près, sont caractéristiques de la plupart des grandes fêtes populaires suédoises.

Les principaux mets traditionnels sont le jambon bouilli puis grillé, le fromage de porc, les saucisses, la bouillie de riz et différentes sortes de hareng mariné. Toutefois une place a été faite ces dernières années à des plats plus légers tels que des salades. La boisson d'accompagnement est le julmust, un soda dont la couleur et le goût ne sont pas sans rappeler le coca, ou la bière spéciale de Noël, plus brune que la bière ordinaire. Beaucoup considèrent aussi qu'avec le hareng un petit verre d'eau-de-vie s'impose.

En Italie

Les traditions de Noël varient d'une région à l'autre et les petits italiens ne reçoivent pas tous leurs jouets en même temps.
Dans certaines régions du nord de l'Italie, c'est le Père Noël, "Babo Natale" ou le Petit Jésus, "Gesu Bambino" qui apporte les cadeaux le 25 décembre. Ailleurs, c'est Sainte Lucie, le 13 décembre.
A Rome, la capitale, c'est " la Bef ana" qui apporte les jouets le jour des Rois. La Bef ana est une sorcière âgée, mais très gentille. Elle se déplace sur son balai et passe par les cheminées pour distribuer les cadeaux.

Ces temps de fêtes fleurent bon la boulangerie, la pâte d'amande et les fruits confits.

Le plus traditionnel des gâteaux italiens, est le moelleux Panettone sucré et parsemé de délicieux petits fruits: raisins, fruits confits, surtout des agrumes. Il a vu le jour à Milan vers 1490; rapidement on 1'adopta dans toute l'Italie, des Alpes à la Sicile. Les légendes abondent sur l'origine du Panettone. La plus populaire est celle du jeune aristocrate qui s'éprit de la fille d'un pâtissier nommé Toni. Pour impressionner le père de sa bien-aimée, le jeune homme se fit passer pour un apprenti pâtissier et inventa un pain extraordinaire, sucré, en forme de dôme et d'une finesse peu commune. Ce nouveau pain aux fruits connut un énorme succès; les gens affluaient à la boulangerie pour acheter le magnifique Pan de Toni.

A Milan, les hommes d'affaires prirent l'habitude de donner le Panettone en cadeau à leurs clients pour Noël. Pendant longtemps, le Panettone fut considéré comme un luxe réservé à une petite élite.

Les italiens dégustent aussi le Pandoro dont la popularité suit de près celle du Panettone. Le Pandoro ou pain doré est d'origine plus récente et, par le fait même, plus représentatif des goûts du jour. C'est à Vérone, il y a une centaine d'années, alors que les changements de mode privilégiaient les pâtes à levain plus légères aux pâtes d'amandes plus lourdes, que le Pandoro fût fabriqué pour la première fois. Haut, en forme spécifique d'arbre de Noël, il est saupoudré de sucre glace, évocation de neige ou de scintillement d'étoile. De fait, si on le coupe horizontalement, chaque tranche ressemble à une étoile.
Tout comme le Panettone, le Pandoro se savoure tel quel; cependant, traditionnellement, on le nappe de crème ou on l'arrose de sauces au mascarpone, de champagne, de chocolat fondu ou de crème fouettée.

Le Panforte : les friandises traditionnelles proviennent souvent de régions spécifiques d' Italie. Un exemple classique, le Panforte ou pain fort était, à l'origine, une friandise de Sienne, en Toscane; sa popularité s'est étendue sur toute l'Italie. On raconte qu'en 1205, les serfs et les paysans du couvent de Montecellesi étaient obligés d'apporter aux religieuses des gâteaux au miel et aux épices en guise de recensement. Ces gâteaux étaient d'un tel délice que bien vite ils tombèrent entre les mains des laïques.
Le Panforte est rond, composé d'amandes fraîches, fruits confits, surtout des agrumes, des épices et du miel. On peut le servir avec une gamme de vins mais en Italie, c'est au Vin Santo que va la préférence. Ce vin sucré de raisins était, à une certaine époque, produit par les monastères toscans.

Les Ricciarelli sont populaires depuis des siècles. Comme toutes les pâtes d'amandes et les sucreries, on l'appelait massepain. Des documents de la Renaissance nous décrivent de somptueux banquets en France et en Italie, où l'on servait des Ricciarelli. De nos jours, ces biscuits fins en forme de diamants sont toujours grandement appréciés. Ils sont composés d'amandes entières fraîches que l'on broie avant de les mélanger avec du sucre et du miel, les Ricciarelli sont soit blancs, recouverts de sucre glace, soit nappés de chocolat fin.

E