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Jeudi 26 avril 2007
par elwood publié dans : espace

Apollo 12

 

14 Novembre 1969

La NASA vient d'envoyer une nouvelle mission spatiale vers la Lune. Apollo XII, commandée par Charles Conrad, emmène également les astronautes F. Gordon et Alan L. Bean (pilote du module lunaire appelé "Intrepid") vers notre satellite.
"Apollo XII" a atteint son orbite lunaire le 17 novembre et y reste 24 heures.

 

Le deuxième débarquement lunaire proprement dit commence le 19 novembre, avec le départ du LM de la capsule spatiale. Si N. Armstrong et B. Aldrin ont pu se poser sur la Mer de la Tranquillité, mais à près de sept kilomètres de l'endroit prévu, il s'agit cette fois-ci, non pas de faire le "remake" d'Apollo XI, mais bel et bien de prouver que la précision de l'alunissage n'est pas une simple vue de l'esprit (en effet, à quoi bon vouloir entreprendre une étude scientifique et méthodique de la Lune s'il reste impossible de se poser à l'endroit exactement demandé et prévu par les géologues). A 7 h 54, heure française, le LM se pose impeccablement à l'endroit prévu dans l'Océan des Tempêtes , en bordure du cratère où la sonde "Surveyor 3" s'était posée en 1967 (en fait, Intrepid a aluni à moins de 180 mètres de cette sonde).
Le point d'alunissage est distant de 1540 kms de celui où Neil Armstrong avait pris contact avec le sol lunaire. Conrad et Bean ont séjourné en tout 31 h 30 sur la Lune , réalisant diverses expériences scientifiques, pendant que Gordon restait seul aux commandes de la capsule spatiale restée en orbite lunaire, ce dernier étant principalement chargé de reconnaître plusieurs autres points d'alunissage potentiels pour les missions ultérieures.

 

Les deux explorateurs ont réalisé deux sorties assez longues, qui les ont emmené assez loin dans l'Océan des Tempêtes et qui ont duré en tout 7 heures.
L'étage supérieur d'Intrepid a quitté le sol lunaire le 20 novembre à 15 h 36. La manoeuvre d'arrimage avec Apollo XII fut signalée à la station terrestre comme étant achevée à 18 h 58. Parmi les souvenirs rapportés de la Lune , Conrad et Bean ont soigneusement choisi 58,5 kilos de cailloux, ainsi qu'un des éléments de "Surveyor 3". Le vol spatial de retour se passe parfaitement. Apollo XII apparaît au dessus de la zone prévue des Samoa, suspendue à ses parachutes, le 24 novembre.

 

 

Le décollage d'Apollo 12 se passe sans accroc...jusqu'à T + 38 secondes après l'allumage quand la foudre vient frapper la gigantesque Saturn V (ce à l'insu de tout le monde). L'équipage ressent une secousse qui ébranle la capsule. Le commandant de bord, Charles Conrad donne l'alarme lorsque les données de tous les systèmes électriques tombent à zéro. Le directeur de vol, Gérard Griffin reçoit des appels paniqués de tous les contrôleurs. A Houston, John Aaron (contrôleur EECOM) voit l'écran de sa console fourmiller de lumières clignotantes et de chiffres alarmants. Toutefois, il remarque que les ampérages du système électrique, loin d'être à 0 indiquent encore 6 ampères. Ceci lui rappelle une situation analogue vécue quelque temps auparavant lors d'un compte à rebours simulé. Alors même que le directeur de vol songe à demander à l'équipage d'Apollo 12 d'allumer les fusées de secours au sommet du lanceur (pour éjecter la capsule), Aaron lui demande simplement l'autorisation de faire basculer un interrupteur sur la position "Auxiliaire". Sur accord de Griffin, l'astronaute Alan Bean poussa le disjoncteur et instantanément tous les affichages redevinrent normaux. Quinze minutes plus tard, Apollo 12 était en orbite terrestre. Aaron fut nommé officieusement par ses collègues "l'homme fusée au regard d'acier" (5 mois plus tard, le même Aaron devait être un des principaux artisans du retour sain et sauf sur terre de l'équipage d'Apollo 13).

 

Première phrase de Charles Conrad en posant le pied sur la Lune : "C'était peut-être un petit pas pour Neil, mais ç'en est un très grand pour moi !".

 

La mission Apollo 12 a permis de faire l'une des plus grandes et des plus troublantes découverte de la conquête spatiale. En effet, en analysant les éléments de Surveyor 3 ramené par l'équipage, les équipes scientifiques découvrirent avec stupeur que l'un des composants comportait le virus de la grippe qui avait survécu au vide spatial pendant presque 3 ans.
Mais encore fallait-il connaître l'origine du virus en question. Finalement il s'est avéré que l'un des techniciens chargé du montage de Surveyor 3 avait éternué sur le composant en question.

 

Bonjour, une petite anecdote. Il y a 4 étoiles sur l'écusson de vol d'Apollo 12 en mémoire de Clifton Curtis (C.C.) Williams mort dans l'accident de son T38 et qui aurait du être le pilote du LM. Il a été remplacé par Alan (Al) LaVern Bean qui a eu l'idée de rajouter la quatrième étoile en mémoire de son copain disparu.

 

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Jeudi 26 avril 2007
par elwood publié dans : espace

Apollo 11

 

16 Juillet 1969

C'est à 14 h32 (Heure Française) que la capsule spatiale "Apollo XI" est partie de Cap Kennedy, au sommet d'une fusée Saturn V de 111 m de haut, pesant 3100 tonnes et d'une puissance de 155 millions de chevaux.
"
Apollo XI" doit, pour la première fois dans l'histoire de l'Humanité, amener des hommes sur la lune. Le 19 Juillet, "Apollo XI" s'est satellisée avec son équipage composé de Neil Armstrong, Edwin Aldrin et Michael Collins autour de la Lune. Après une vérification approfondie de toutes les installations techniques, la séparation du module d'exploration lunaire (LEM) "Eagle" s'effectue le 20 Juillet, emportant Armstrong et Aldrin vers leur objectif, Collins restant seul aux commandes d' "Apollo XI" en orbite autour de la Lune.
Après une manoeuvre plus que délicate, le LEM touche la surface lunaire à 21 h 17. Après un séjour de quelques heures dans le LEM, la sortie se prépare. Le premier homme à poser le pied sur la lune, Neil Armstrong, accomplit le geste historique le 21 Juillet à 3 h 56 et prononce sa phrase devenue célèbre depuis : "C'est un petit pas pour l'homme, un bond de géant pour l'Humanité".
Edwin Aldrin le suit quelques minutes plus tard. Les deux astronautes resteront en tout 22 heures sur la Lune, dont environ 2 à l'extérieur du LEM. Des images des opérations sont transmises en direct de la Lune à la Terre : on estime que 500 millions de téléspectateurs assistent de par le monde aux retransmissions, comme lors de l'envol d' "Apollo XI". Le programme de travail des astronautes sur le sol Lunaire comprend la mise en place de certains dispositifs scientifiques, par exemple pour la mesure du vent solaire, ainsi qu'une série d'exercices de mouvement sur un sol où la gravité ne représente que 20% de celle qui règne sur la Terre.
La première conversation téléphonique entre la Lune et la Terre a lieu entre les astronautes et le Président Richard Nixon. Le départ de la Lune a lieu le soir du 21 Juillet à 18 h 54 précises, avec l'allumage de la fusée de l'étage du LEM servant de retour. Le module s'arrime à la capsule mère "Columbia" à 22 h 35, les deux "hommes de la Lune ", Armstrong et Aldrin, rejoignant Collins.

 

Le lendemain "Apollo XI", après le largage de l'étage du LEM, rallume ses moteurs et entame sa route vers la Terre. Le 24 Juillet à 17 h 51, la capsule touche le Pacifique dans la zone prévue : la première expédition humaine sur la Lune s'achève. En souvenir du premier alunissage, les astronautes américains ont laissé sur le sol lunaire un drapeau US en Nylon, ainsi qu'une plaque d'acier inaltérable sur laquelle de futurs "touristes lunaires" pourront lire :

 

"C'est ici que des êtres humains de la planète Terre posèrent pour la première fois le pied sur la Lune , en 1969 après J-C. Nous sommes venus en paix pour toute l'Humanité. Neil A. Armstrong, astronaute, Edwin E. Aldrin, astronaute, Michael Collins, astronaute, Richard Nixon, Président des Etats-Unis d'Amérique".  

 

 

 

Le 16 juillet 1969, alors que l'équipage d'Apollo 11 prenait son dernier petit déjeuner avant le lancement, Thomas Paine, administrateur de la NASA, leur rappela que la sécurité devait gouverner toutes leurs actions, et que si quelque chose tournait mal ils devaient annuler la mission. Il leur fit alors la plus surprenante des déclarations : s'ils étaient forcés d'annuler la mission, tous trois seraient immédiatement assignés à la prochaine tentative d'alunissage (ce qui aurait constitué un cas sans précédent, compte tenu de la rotation normale des équipages dans le programme Apollo). Quelques mois plus tard, il tint les mêmes propos à Charles Conrad, commandant de la mission Apollo 12.

 

Tout de suite après l'alunissage, Buzz Aldrin a communié dans le LM. Pour ce faire, il avait même emporté un petit calice et un peu de vin, bien que la NASA ait toujours admis que c'était de l'eau (officiellement, on n'emportait jamais d'alcool à bord d'une capsule).

 

Sur la Lune, au moment de décharger un lot d'équipements contenus dans un des compartiments extérieurs du LM, Neil Armstrong découvre à l'intérieur de celui-ci une feuille de mylar (matériau d'isolation de l'étage de descente) sur laquelle un technicien de la société Grumman (le fabricant du module lunaire), nommé Kupzyk, avait écrit ces mots : "Bonne chance Neil et Buzz, de la part de toute l'équipe de vérification Grumman". Suivaient encore les signatures des 60 membres de cette équipe. Comme les règles de la NASA stipulaient que rien ne pouvait être placé dans le LM sans autorisation préalable, l'administration américaine convoqua un des responsables de Grumman pour exiger le renvoi immédiat de toute l'équipe. Fort heureusement, ce dernier se contenta simplement de rappeler son équipe à l'ordre et c'est ainsi qu'elle put continuer à travailler sur le site de lancement pour les missions lunaires ultérieures. Quant aux dirigeants de la NASA, ceux-ci ne tardèrent pas à se calmer, surtout parce qu'Armstrong n'a jamais évoqué ce message dans ses conversations radio avec la Terre.

 

Le journal "Daily Mail" avait demandé à ses lecteurs quel message ils auraient aimé voir gravé sur la plaque que les astronautes d'Apollo 11 allaient laisser sur la Lune. Voici quelques unes des réponses reçues, considérées à l'époque comme peu flatteuses : 1. Un portrait de Janus, le dieu à deux figures, de façon à ce que les futurs visiteurs de la Lune se rappellent quelle créature hypocrite est l'homme - 2. Une image de la Terre avec une vue de grande ville embouteillée par le trafic, pleine de vapeurs d'essence, traversée par une rivière polluée ; ainsi, un extra-terrestre de passage aurait compris pourquoi les hommes dépensaient tant d'efforts et d'argent pour aller ailleurs - 3. Un dépliant, avec d'un côté le montant des sommes gaspillées par les États-Unis pour envoyer un homme sur la Lune, et de l'autre, le chiffre des hommes dans le besoin et des miséreux sur Terre.

 

Buzz Aldrin s'est vanté d'être le premier homme à avoir uriné dans sa combinaison spatiale, sur la Lune (note du webmestre : ceci lui est arrivé tout de suite après avoir posé le pied sur la Lune ; anticipant leurs futures émotions, les ingénieurs de la NASA avaient d'ailleurs spécialement équipé les combinaisons d'Aldrin et d'Armstrong avec une poche à urine).

 

N. Armstrong ne voulait pas de la présence des reporters et photographes au sortir de la période de quarantaine passée dans le LRL (Lunar Receiving Laboratory). La veille de cette sortie, au cours d'une discussion avec Charles "Chuck" Berry (pas le chanteur, mais le médecin-chef de la NASA ), il avait prévenu qui si les caméras étaient présentes, lui et son équipage feraient semblant d'être malades, pariant même que tous les gens présents eux-aussi se sentiraient subitement mal. Il avait même regretté de ne pas disposer d'un produit type teinture d'iode, afin que les trois astronautes se peignent des petits points sur le visage.

 

La fameuse phrase prononcée par Neil Armstrong (note du webmestre : "That's one small step for man...one giant leap for mankind") est bien de lui, mais il a été contacté plusieurs fois par Richard Nixon pour qu'ils en parlent. Le président était la seule personne à savoir à l'avance ce que Neil allait dire.

 

Sur toutes les photos prises sur la lune ce fameux 21 juillet 1969, aucunes ne représentent Neil Armstrong car c'était lui qui tenait l'appareil photo. Neil s'en rendit compte, un peu déçu à son retour sur le plancher des vaches.

 

A la fin de sa sortie lunaire et juste avant de remonter dans le LM, Aldrin déposa sur la surface lunaire un écusson représentant la mission Apollo 1 en honneur des astronautes Grissom, White et Chaffee ainsi que des médailles commémorant la mort des cosmonautes Youri Gagarin et Vladimir Komarov. Il y avait également un minuscule disque intitulé "De la planète Terre" sur lequel étaient enregistrés les messages de bonne volonté de 73 nations.

Quelques petites précisions concernant les objets laissés par Apollo 11 sur la Lune : il y avait aussi une feuille d'olivier en or (les trois astronautes en avaient chacun une copie identique qu'ils offrirent à leurs femmes au retour), les objets ont été déposés enfermés dans un sachet, les médailles pour Gagarin et Komarov étaient non-officielles.

 

L'origine du surnom d'Edwin Eugen Aldrin ("Buzz") remonte à son enfance. C'est le diminutif de Buzzer qui est la déformation du mot brother que sa petite soeur, alors bébé, ne parvenait pas à prononcer correctement (note du webmestre : Aldrin prendra légalement le prénom de Buzz en 1979). Le nom de jeune fille de la mère d'Aldrin est Moon (ça ne s'invente pas), on se dit qu'il était prédestiné au destin qu'il a eu.


 

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Mardi 24 avril 2007
par elwood publié dans : espace

Apollo 10

 

 

18 Mai 1969

Les autorités spatiales continuent leur programme pour atteindre la lune : "Apollo X", AS-505, (avec à son bord les astronautes Thomas Stafford, Eugene Cernan et John Young) vient de décoller à 12 h 49 pour cette destination. C'est la première mission orbitale lunaire avec un vaisseau au grand complet et doit constituer une répétition générale qui, d'ailleurs, avait soulevé de nombreuses polémiques parmi certains membres par trop impatients tant de la NASA et du grand public que de la presse.

 

Mais il y a encore trop de zones d'ombre, concernant principalement la navigation dans les parages lunaires. Le troisième étage (S-IVB) place l'ensemble sur une orbite terrestre d'attente comprise entre 189 et 184 kms. Après les vérifications habituelles, le troisième étage est rallumé à 15 h 19 et direction la Lune. La séparation entre le CSM (baptisé "Charlie Brown") et le S-IVB est réalisée une demi-heure plus tard. L'amarrage avec le LM (appelé "Snoopy) ne posera aucun problème. Apollo 10 entre en orbite lunaire le 21 mai. Le 22, à 11 h 49, tous les systèmes du LM sont activés et à 14 h 04 c'est la séparation puis, deux heures plus tard, le LM entreprend la manoeuvre de descente orbitale avec à son bord Stafford et Cernan. Vers 17 h 30, le LM plane à environ 15,4 kms au-dessus du site retenu pour le premier alunissage. L'équipage en profite notamment pour tester le radar d'alunissage ainsi que les différentes étapes mettant en oeuvre le moteur de descente. Puis, après largage de l'étage de descente, il ne restait plus à Snoopy qu'à rejoindre Charlie Brown, huit heures après leur séparation. Le 23 mai, l'étage supérieur du LEM est éjecté de façon à être placé en orbite solaire. Apollo X peut alors entamer son voyage de retour. La capsule amerrira le 26 mai à 12 h 52, à proximité des Iles Samoa.

 

Tous les objectifs primaires ont été atteints. Rien ne s'oppose donc plus à ce qu'Apollo 11 soit la première mission à tenter l'alunissage.

 

 

Alors que les astronautes Tom Stafford et Gene Cernan descendaient vers la lune avec leur LEM (qu'ils avaient baptisé "Snoopy"), un vent de panique s'empara des contrôleurs à Houston lorsqu'ils entendirent Cernan s'écrier "Fils de p...". Snoopy tournait autour de lui-même comme une toupie, pris de folie. Le bec crochu du module montait et descendait violemment et décrivait de larges embardées. La proximité de la Lune rendait ces mouvements incontrôlés extrêmement dangereux. Stafford coupa alors le système de guidage, ce qui eut pour effet de stabiliser Snoopy. Plus tard, les astronautes découvrirent qu'un interrupteur d'arrêt d'exécution avait été inexplicablement basculé sur la mauvaise position. Cela avait projeté Snoopy dans une quête radar folle à la poursuite du module de commande. Après le retour sur terre, Cernan eut droit à des remontrances pour le langage utilisé. La NASA fit même une note à l'attention des astronautes leur priant de modérer leurs exclamations pendant les missions, ces dernières pouvant être écoutées par tous les médias.

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Mardi 24 avril 2007
par elwood publié dans : espace

Apollo 9

 

 

 

 

3 Mars 1969

 

 

La mission Apollo 9 (officiellement dénommée AS-504), avec à son bord les astronautes James Mc Divitt, Randolph Scott et Russel Schweickart, décolle du centre spatial Kennedy à 11 heures (heure de la côte Est des Etats-Unis) pour une mission en orbite terrestre de 10 jours, à une altitude de 190 kms.

 

 

Il s'agit du 19ème vol d'astronautes américains dans l'espace. C'est la première fois qu'est lancée une configuration telle que prévue pour un futur alunissage : lanceur Saturn V + Modules de commande et de service + LM. Le principal but est de tester le LM qui pour l'instant est le seul matériel du programme Apollo à ne pas avoir été testé dans l'espace. Pour la première fois, on baptise le CSM (Gumdrop) et le LM (Spider). Le LM (piloté par les astronautes Mc Divitt et Schweickart) s'éloignera de près de 185 Kms du véhicule Apollo piloté par Scott et réalisera ensuite un amarrage parfaitement effectué en pilotage manuel, ce après avoir largué l'étage de descente du module lunaire. C'est aussi la première sortie extravéhiculaire du programme Apollo dans le but de vérifier l'efficacité de la combinaison spatiale (le "PLSS") ;

 

 

Cette sortie, effectuée à partir du LM par l'astronaute Schweickart a du toutefois être écourtée (la sortie extravéhiculaire dure 56 min), ce dernier ayant souffert de vomissements à répétition au cours du vol. Hormis cet incident, la mission est un succès total, notamment la technique du rendez-vous spatial. En outre, ils testent des manœuvres de secours, entre autres une procédure au cours de laquelle les astronautes pourraient utiliser le LEM comme “canot de sauvetage” au cas où le module de commande deviendrait non manœuvrable ou inhabitable (c’est cette procédure qui sera par la suite utilisée pour récupérer l’équipage d’Apollo 13).

 

 

Le retour sur terre s'effectue sans encombre le 13 mars 1969 à 01h01, le module de commande amerrissant au nord-est de Puerto Rico. L'équipage sera récupéré moins d'une heure après par le U.S.S. Guadalcanal. Au cours de la mission, Apollo 9 aura effectué 151 révolutions pour une distance totale parcourue de 6 millions de kilomètres. Le coût de la mission a été estimé à 340 millions de $. Il ne reste plus à la NASA qu'à effectuer le même test en orbite lunaire, ce qui sera fait avec Apollo 10.

Pendant le vol, l'astronaute Schweickart tomba malade et vomit à plusieurs reprises. Si la première fois, le commandant de bord, Jim Mc Divitt ne jugea pas utile d'informer Houston, quatre heures plus tard, lorsque Schweickart vomit à nouveau, il demanda à Houston une conversation privée avec les médecins. Les médias, informées de cette demande particulière, se plurent à imaginer un événement plus grave que l'on tentait de leur cacher et alimentèrent longtemps une controverse inutile.

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